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Crise Ivoirienne

ou comment l'ONU prend la démocratie en otage


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Comment Sarkozy va régler les problèmes d'immigration par le génocide des Ivoiriens
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La dimension écologique du conflit ivoirien n'a pas été beaucoup analysée, et mérite qu'on s'y penche davantage. L’avancée du désert au Sahel réduit la surface cultivable et les ressources agricoles, ce qui a poussé, depuis des années, les Sahéliens à l'immigration dans toute la région sub-saharienne ainsi qu'en Occident.
En Côte d'Ivoire, c'est essentiellement cette population sahélienne qui constituait les fameuses population allogènes contre les populations autochtones dans les conflits fonciers. En Occident, cette population sahélienne constitue une grande part des immigrés clandestins en situation précaire, dont la présence constitue le fond de commerce des partis nationalistes, comme le FN de Marine Le Pen qui donne des insomnies à Nicolas Sarkozy.

Pour l'Occident, offrir un débouché aux populations qui composent ce flux migratoire peut être plus efficace pour en réduire la pression, que de dresser de vaines barrières administratives aux frontières européennes ou américaines.
Grâce à l'expropriation de quelques millions d'Ivoiriens du sud, fut-ce au prix d'un génocide, l'Occident peut offrir un eldorado agricole à des millions de Sahéliens qui ne demandent rien de mieux que des terres plus fertiles. Il suffira ensuite de déplacer "la guerre nomade" au Libéria et en Sierra Leone pour réussir le projet des "Etats-Unis d’Afrique" cité dans le programme électoral de Ouattara. Tous les pays de l'ancienne AOF auront alors une population homogène, dont la part rurale constituera la main d’œuvre des sociétés agro-alimentaires qui seront devenues les véritables propriétaire terriens. Les intérêts pétroliers occidentaux ne doivent donc pas occulter les intérêts des acteurs occidentaux de la filière Café-Cacao (en particulier Armajaro dont le département Afrique est dirigé par Loïc Folloroux, beau-fils de Ouattara) qui ont salué l’avènement du régime Ouattara qu'ils ont porté au pouvoir grâce à l'appui militaire Français contre l’armée régulière de Côte d'Ivoire.
 
La destruction récente des Archives Nationales Ivoiriennes par l’armée française et les milices FRCI, constituait-elle une première étape nécessaire à cette stratégie ?
Les convois d'immigrants Burkinabés qui arrivent dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire actuellement, sont-ils un épiphénomène ou participent-ils à ce projet des "Etats-Unis d’Afrique" ?
Les massacres perpétrés contre les populations de l'Ouest et du Sud de la Côte d'Ivoire, par la coalition des milices FRCI, de l'ONUCI et de l’armée française, qui ensanglantent le pays depuis les élections, et qui ont pris une allure dramatique sans précédent depuis le kidnapping du président Gbagbo par la France, ne constituent-ils pas les premiers jalons du génocide annoncé ?

Ces questions, posées à partir des exactions et des crimes contre l’état souverain de Côte d'Ivoire et les droit des citoyens, libres jusqu'au coup d’état du 11 avril dernier, sont hélas loin d’être exhaustives. Mais à la lumière des actes déjà posés par le régime Ouattara et ses commanditaires de l'oligarchie financière occidentale, cette analyse présage d'une dictature génocidaire de grande ampleur en Côte d'Ivoire. On comprend dès lors le silence assourdissant des médias occidentaux, et tout particulièrement les médias français qui n'ont  pourtant ménagé aucun effort de désinformation et de propagande pro-Ouatta, qui ont permis la réalisation de ce projet génocidaire mais qui ne peuvent se féliciter publiquement de sa réussite.
 
Dans cette effroyable perspective, les pathétiques tentatives de normalisation selon la ligne Koulibaly, dont la trahison de Yao N'dré, seront non seulement vaines, mais donneront le vernis de légitimité qui manquait à une abominable dictature à la mesure du régime Nazi.