Le cacao du sang fêté à Paris

Sarkozy et Ouattara fêtent en grande pompe la recolonisation franco-burkinabee de la Côte d'Ivoire! Les Champs-Elysées aux couleurs de la Côte d'Ivoire!
Ambiance de fête dans la Sarkozie aujourd'hui jeudi 26 Janvier 2012, discours et dîner sous les ors de la république Française au menu, après signature de divers accords dont les accords de défense militaire.
Bien-sûr les média-mensonge de la propagande française sont sur le pied de guerre pour travestir les faits et la réalité en Côte d'Ivoire.

Voilà comment l'imposture est récompensée. Massacres des citoyens ivoiriens et crimes contre l'humanité présentés sur un plateau d'argent aux citoyens français emballés dans les étoffes rouge de sang de la démocrature sarkozienne! Les pauvres français, ils n'y verront que du feu.
Vive la France! Vive la Côte d'Ivoire! Vive la Françafrique! Esclavage, colonisation et recolonisation, massacres, tueries et génocides peuvent se perpétuer encore pour longtemps. Vols, viols, pillages, exactions diverses, destructions de biens, assassinats, tueries, massacres et enlèvements des personnes etc par les rebelles d'Alassane Ouattara et de Guillaume Soro deviennent ainsi des actes de grande vertu lorsque ces abominations servent les intérêts de la France.
Il y a visiblement crimes et crimes! La grande France, donneuse de leçons à l'humanité vient de voter une loi sur la reconnaissance du génocide Arménien il ya seulement deux jours sous l'impulsion de la Droite UMP de Nicolas Sarkozy et le troisième jour, sans complexe, elle fête triomphalement sur la plus belle de ses avenues, les Champs- Elysées, le fruit de la rapine et du gangstérisme d'Etat! La Sarkozie et l'UMPS en liesse: cacao de Sang fêté en grande pompe en France!

Lettre du Continent 628Dans ce grand bal des cannibales, visiblement, les socialistes n’ont pas voulu être en reste. Nous apprenons, avec saisissement, que Mr Delanoë, maire socialiste de la ville de Paris vient de donner à son tour une réception à l’hôtel de ville de Paris en l’honneur d’Alassane Ouattara, le boucher de Sindou, installé comme président en Côte d’Ivoire par la communauté internationale depuis le 11 Avril 2011, après le renversement du président Laurent Gbagbo par la force Licorne de l’armée Française et l’ONU, puis la déportation de celui-ci à la Cour Pénale Internationale à Lahaye aux Pays-Bas.

Pire encore, la Lettre du Continent  n° 628 nous apprend que des éléphants du PS sont en route pour Abidjan. Vont-ils y chercher les malettes chères à la Françafrique afin de faire leur campagne électorale, en échange de leur soutien envers Ouattara ?

Une liste de 50 000 jeunes patriotes est aux mains des milices FRCI !

"Depuis que les hommes de Chérif Ousmane ont pris position des locaux de l'Etat major des armées de Côte d'Ivoire, ils ont pu avoir accès à ces documents classés "secret défense". Parmi ces documents, il y a les listes des tous les jeunes appelés sous les drapeaux par le ministre Charles Blé Goudé. Ce sont environ 50 000 jeunes listés", selon Côte d'Ivoire la vraie.

"Il faut noter que chaque liste comporte en plus de l'état civil complet de ces jeunes, leurs lieux de résidence et leurs contacts téléphoniques pour les joindre.
Tous ces jeunes sont aujourd'hui en danger. Surtout que ces listes vont servir à intensifier la chasse à l'homme dans les très prochains jours.
Pour éviter un nouveau massacre, nous avons le devoir de diffuser largement cette information pour couper l'herbe sous les pieds des hommes de cherif Ousmane et de toutes les forces de Ouattara.
"

Une stratégie de Cherif Ousmane serait d'appeler ces jeunes patriotes au téléphone, en se faisant passer pour l'état major de la résistance patriotique, et de leur demander de se rendre dans un lieu d’enrôlement...  où ils seraient tous massacrés ! Soyez donc très vigilants !

Quand la toute puissance narcissique arrive au pouvoir

En France, la nouvelle du jour a fait l’effet d’une bombe : Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI, vient d’être arrêté pour tentative de viol aux Etats-Unis ! Voici les faits tels que décrits par Rue89 :

Vers 13 heures samedi, une femme de chambre de 32 ans a pénétré dans sa suite (à 3 000 dollars la nuit), à l'hôtel Sofitel situé sur la 44e rue, pensant qu'elle était inoccupée. Selon le New York Times, qui cite le témoignage de la femme de chambre à la police, Dominique Strauss-Kahn serait apparu nu, sortant de la salle de bains, et aurait tenté d'abuser d'elle.
« Selon son récit, il l'attrape, l'amène sur le lit, et tente d'abuser sexuellement d'elle. Elle le repousse et il la traîne jusqu'à la salle de bains où il tente une seconde fois d'abuser d'elle. »
Selon le porte-parole de la police cité par le New York Times, elle aurait réussi à s'échapper et à prévenir ses collègues, qui ont immédiatement appelé la police. Quand celle-ci est arrivée à l'hôtel, il n'était plus là, étant parti précipitamment, oubliant notamment son téléphone portable sur le lit.

 
DSK n’en est malheureusement pas à ses premiers dérapages sexuels. Accusé d’abus de pouvoir et de droit de cuissage sur une employée subalterne du FMI, il avait bien failli perdre son poste. Cela n’était pourtant pas sa première tentative de viol, et ses pulsions pathologiques étaient bien connues des médias français qui protégeaient le « présidentiable ». Ainsi son nom avait été masqué lorsqu’une de ses victimes, tristane Banon, avait témoigné à la télévision française. Les pulsions perverses de DSK étaient si connues du « tout Paris » que l’humoriste français Stéphane Guillon avait cru pouvoir ironiser à ce sujet, ce qui lui avait coûté son poste au beau pays de la liberté d’expression.

Dire que les dirigeants occidentaux reprochent, du haut de leur supposée moralité, aux présidents Gbagbo et Zuma leur polygamie assumée !

Néanmoins, le présidentiable DSK était le plus sérieux concurrent de Sarkozy à la présidence française en 2012, et après l’affaire de la Porsche montée en épingle par les médias français, il n’est pas interdit de penser que DSK a été la victime d’un complot comme le suggérait Jacques Attali ce matin sur France Info, et le traquenard sexuel apparaît plausible au vu de la grossièreté de l'accusation. DSK est certes très bien introduit dans les milieux financiers étatsuniens, mais Sarkozy a quant à lui ses entrées à la CIA…  Si tout ce petit monde appartient à la même confrérie pour un Nouvel Ordre Mondial, défendu par Sarkozy et Obama, cela n’empêche pas leurs luttes fratricides pour le pouvoir suprême.

On remarquera aussi que tous ces hommes de pouvoir semblent souffrir de problèmes psychologiques, quand ils ne posent pas d’actes relevant de la perversion sexuelle. De Nicolas Sarközy de Nagy Bocsa à Alassane Dramane Ouattara en passant par Barack Hussein Obama, ces dirigeants semblent aux prises avec une problématique de l’identité liée à des origines plus ou moins assumées, ce qui pourrait les pousser aux pires extrémités lorsque leur chemin vers le pouvoir absolu croise la route d’un homme tel que Laurent Gbagbo, qui sait parfaitement d’où il vient, et qui défend la souveraineté de son pays !

Espérons donc que la tempête médiatique déclenchée par l'affaire DSK ne cachera pas de nouvelles exactions fomentée par la France en Côte d'Ivoire, où chaque jour des femmes sont violées et tuées dans l'indifférence de la "communauté internationale". Pour certaines de ces femmes, la presse française s'en est même délectée! Sarkozy a offert le pouvoir à leurs agresseurs, qui séquestrent encore leurs victimes. C'est ça, la justice internationale.

Lettre ouverte à l'église de France, par Michelle d'Astier de la Vigerie

TOI, Église de France, qui a joué une prudente neutralité face à la tragédie qui se déroulait en Côte d’Ivoire, en préférant fermer tes oreilles et tes yeux, crois-tu que Dieu ne t'a pas vue ?

Toi qui te dis protestante, tu n'as même pas élevé une seule protestation officielle quand la Licorne a aidé les partisans de Ouattara, jamais désarmés malgré les promesses françaises faites au Président Gbagbo en 2004, à massacrer des civils et des enfants de Dieu.

- Tu as fermé ta bouche quand la Licorne a bombardé le palais d'un Président reconnu légitime par le Conseil Constitutionnel d'un pays démocratique.

- Tu n'as pas dit un mot quand on a humilié ce Président chrétien, qui soutenait Israël et dont la lecture était la Bible. Ou bien as-tu préféré le croire " puni, frappé de Dieu, et humilié." (Es 53:4), pour justifier ton indifférence et ta passivité ?

- Tu n’as pas dit un mot quand on a tué les civils par centaines, violé des femmes, brûlé vifs des hommes, massacré des enfants, sous l’œil des soldats français .


Oui, Église de France, tu t’es calfeutrée chez toi pour ne rien voir et ne rien entendre, et jouer la soumission à des autorités civiles corrompues, exactement comme tu l’avais fait quand ta milice vichyssoise emmenait les Juifs pour les assassiner, par centaines et par milliers autour de toi, enfants compris !

Cela ne s'appelle pas neutralité, ni sagesse, ni prudence, cela se nomme dans la Bible: LÂCHETÉ, HYPOCRISIE…

De nouvelles tueries en perspective...

Le voyage de Ouattara étonne même ses plus fervents supporters. Tandis qu'il annonce 3 jours de deuil en hommage à tous les morts de la crise post-électorale, il annonce une tournée de remerciements au Sénégal et au Burkina ! Non seulement il ne se sent nullement concerné par son deuil national, ce qui n'est guère étonnant puisqu'un assassin ne porte généralement pas le deuil de ses victimes, mais cette visite de courtoisie de Ouattara ressemble bien à une de ses fuites à l'étranger dont il est coutumier. Ainsi ConnexionIvoirienne, journal en ligne pro-Ouattara hébergé aux pays-bas, se permet-il d'écrire:

Disons le tout net, le bon sens a du mal à comprendre la simultanéité de ces deux événements. Voici un président dont le pays est « couché à plat-ventre » pour reprendre ce terme familier à notre ainé Serge-Nicolas Nzi, un pays pillé, épuisé, déstructuré, sans police, sans gendarmerie, sans armées réelles, truffé de seigneurs de guerre mais aussi de combattants étrangers Burkinabé, Maliens et Libériens entre autres. Un pays qui compte et continue de compter ses morts. Un pays dont la capitale économique est soumises aux desiderata des seigneurs de guerre. Un pays qui regorge de prés d’un million d’habitants déplacés ou refugiés suite à la grave crise armée née du refus de l’ex président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale, le 28 novembre 2010 dernier. En clair, les tâches urgentes pour un président élu dans un régime présidentiel aussi fort que celui de la 2e république de Côte-d’Ivoire, ne manquent pas. « Ce voyage, c’est de la comédie et de la foutaise » nous confiait un collègue ce matin depuis Londres. « Il n’ y a aucune sincérité là-dedans frère, ce sont des larmes de crocodiles »

Dans le même temps, l'ambassade de France en Côte d'Ivoire enverrait des SMS à ses ressortissants pour leur demander d'observer un couvre-feu jusqu'au 18 Mai. Que craint donc Jean-Marc Simon ? La force Licorne se déploie au plateau, de nouveaux légionnaires français se déploieraient dans l'Ouest. Que signifient toutes ces manœuvres ?

On apprend aussi dans la presse que Soro serait le véritable homme fort du pays, et Ouattara ne pourrait pas s'en débarrasser pour nommer un autre premier ministre choisi par Sarkozy.

Enfin, les milices FRCI massacreraient actuellement la population à Soubré ! Après être sortis de Yopougon, les résistants ont défait les milices FRCI à Grand Lahou, avant de mener des combats victorieux à Soubré. En représailles, les milices FRCI armées et convoyées par la force française licorne, s'en prennent donc aux populations autochtones. Une chose est certaine, Ouattara a tout intérêt à bien sécuriser Yamoussoukro pour son sacre du 21 mai, plus que jamais menacé.

Il faut donc s'attendre à de grandes manœuvres militaires dans les prochains jours, ce qui explique la fuite de Ouattara, et qui pourraient se terminer par un règlement de comptes programmé dans le camp FRCI. En effet, les massacres de Grand Lahou pourraient bien être reproduits dans tout le pays, conformément à la logique génocidaire du programme Ouattara, par les milices FRCI. Pendant ce temps, l'armée française pourrait traquer et éliminer les résistants. Enfin, l'armée française aurait le beau rôle d'éliminer les FRCI accusés de génocide, jusqu'à Guillaume Soro qui subirait le même sort que son ennemi IB. Alors Ouattara pourrait rentrer de voyage pour son investiture à la tête de la République de la Communauté Internationale.

Dernière minute: coupure générale d'électricité à Abidjan ce soir vers 21h10 !

Comment Ouattara compte envoyer Gbagbo au TPI

Rien ne vaut une bonne campagne de marketing viral. Tous les publicitaires vous le diront. Au lieu de faire bêtement l’éloge de ce que vous vendez depuis des années, le marketing viral consiste à surprendre vos clients avec un message apparemment indépendant de votre produit, à les pousser à s’interroger, et leur faire redécouvrir ce dont ils s’étaient lassés. Dans l’incapacité de vendre le moindre espoir aux Ivoiriens terrorisés par les exactions des milices FRCI à chaque coin de rue, ainsi qu’à ses partisans de la diaspora qui commencent à regretter leur collusion avec le RHDP, notamment dans la branche PDCI, Ouattara ne peut que vendre son éternel argument « c’est la faute à Gbagbo ». Avec cette grille de lecture, voici comment Ouattara pourrait bien mettre un de ses nouveaux crimes au passif du président Gbagbo.


Tout commence avec un reportage aussi surprenant qu’affligeant, diffusé sur TCI, la Télévision de la Communauté Internationale pro-Ouattara : « Abobo, la commune martyre, n’a pas fini de souffrir. Après la crise post-électorale dont elle a payé un lourd tribu, c’est maintenant une maladie mystérieuse qui sévit » C’est avec cette référence à peine voilée aux 7 mortes d’Abobo que commence ce triste reportage, qui nous présente des malades atteints d’un mal mystérieux qui a déjà fait 7 morts. Les résultats des analyses médicales ne seraient pas encore connus, nous dit-on, et les symptômes vont de l’œdème des membres inférieurs, du visage, jusqu’à la paralysie. Parmi les hypothèses évoquées, le reportage insiste sur les déchets toxiques du Probo-Koala en 2007, qu’on pourra facilement ajouter au passif du président Gbagbo. Cette hypothèse, qui n’explique pas pourquoi cette maladie n’est apparue qu’à Abobo tandis que les déchets toxiques ont touché tout Abidjan, ni pourquoi cette maladie tuerait soudainement 7 personnes quatre ans après l’affaire du Probo Koala, a le mérite de mettre le téléspectateur de TCI sur une piste avec le mot « toxique ».

Après la phase du questionnement qui devrait durer quelques jours, au cours desquels l’intérêt du téléspectateur de TCI sera sans doute relancé, et où l’hypothèse d’une toxicité sera habilement évoquée, viendra la révélation. Une incroyable révélation qui devrait donner un peu de substance au dossier vide de Ouattara à l’encontre du président Gbagbo. L’association Survie, dont on peut saluer le réveil près d’un mois après la capture du président Gbagbo, vient de publier un article éloquent sur ce dossier censé envoyer le président à la CPI:

Le 9 mars 2011, les avocats d’Alassane Ouattara adressaient au procureur et au président de la CPI un memorandum afin de dénoncer un certain nombre de « crimes contre l’humanité » imputés à Laurent Gbagbo. […]. En réalité, le contenu de ce texte ne méritait pas tant d’attention puisqu’il liste de nombreux crimes imputés aux forces de Laurent Gbagbo déjà recensés par des travaux d’ONG ou de l’ONU. L’intérêt principal aurait dû consister en la démonstration de la compétence de la CPI pour ces crimes. Or cette démonstration se révèle, d’après l’avis de juristes, plus que douteuse.

Elle est, en effet, en grande partie fondée sur un copié-collé pur et simple du mémoire d’un juriste renommé, le professeur Alain Pellet, qui traitait alors d’une toute autre question : la possibilité pour une entité non-étatique, la Palestine, de reconnaître la compétence de la Cour. Or, appliquée à la Côte d’Ivoire cette démonstration n’a plus de sens, et pour cause !

Après avoir vu Me Vergès, Me Ceccaldi et Me Bourthoumieux refoulés à Abidjan, sous prétexte que leur visa n’aurait pas été valable, les magistrats de la CPI ont pu constater que les avocats de Laurent Gbagbo n’ont pas pu assister leur client au cours de sa première audition qui se serait déroulée à huis clos Vendredi dernier, ce qui en dit long sur l’état de la justice dans la République de la Communauté Internationale de Ouattara. Ouattara qui doit étoffer son dossier contre le président Gbagbo fait donc feu de tout bois.

Ainsi l’ONU découvre 68 cadavres à Yopougon, après les bombardements meurtriers qu'elle-même a effectués sur les populations civiles en violation de sa propre résolution 1975, cadavres aussitôt attribués à des « tueries commises le 12 Avril par des milices pro-Gbagbo » alors que la commune a été un véritable champ de bataille pendant des semaines. Mais cela risque de ne pas suffire pour condamner irrémédiablement Laurent Gbagbo. Il faut à Ouattara une accusation nouvelle, lourde, une de ces accusations qui a condamné Saddam Hussein : « Laurent Gbagbo a utilisé des armes chimiques contre les civils d’Abobo ! » Voilà un dénouement Ouattaresque digne du premier épisode de la mystérieuse maladie, afin de vendre sa nouvelle accusation contre Gbagbo comme Procter & Gamble vend ses nouvelles lessives.

Pour accomplir cette tâche, Ouattara s’est équipé de deux avocats françafricains. D’abord Me Jean-Paul Benoît qui, entre autres domaines de compétences précisés sur son site internet, indique intervenir pour des projets d’entreprises françaises à l’étranger, notamment en « Afrique du Nord, au Moyen-Orient ou en Afrique noire ». Ensuite et surtout le médiatique Me Jean-Pierre Mignard, dont les références sont plus précises : « Jean-Pierre Mignard a conseillé plusieurs Etats (Djibouti, Cameroun, Tchad, Bénin, etc.) à l’occasion de conflits frontaliers, mais aussi de négociations de concessions pétrolières ». JP Mignard est aussi membre du Conseil national du Parti Socialiste français. Après avoir soutenu en pure perte Ségolène Royal aux dernières élections présidentielles françaises, l’ambitieux avocat, dont on disait qu’il a la fibre sociale chevillée au corps, n’a pas hésité à virer gauche caviar en soutenant Dominique Strauss Kahn, candidat potentiel aux élections présidentielles françaises, président actuel du FMI et proche de Ouattara. L’avocat « humaniste » s’était ainsi dit satisfait des frappes françaises sur la résidence du président Gbagbo, avec les conséquences que l’on sait.

Comment Sarkozy va régler les problèmes d'immigration par le génocide des Ivoiriens

La dimension écologique du conflit ivoirien n'a pas été beaucoup analysée, et mérite qu'on s'y penche davantage. L’avancée du désert au Sahel réduit la surface cultivable et les ressources agricoles, ce qui a poussé, depuis des années, les Sahéliens à l'immigration dans toute la région sub-saharienne ainsi qu'en Occident.
En Côte d'Ivoire, c'est essentiellement cette population sahélienne qui constituait les fameuses population allogènes contre les populations autochtones dans les conflits fonciers. En Occident, cette population sahélienne constitue une grande part des immigrés clandestins en situation précaire, dont la présence constitue le fond de commerce des partis nationalistes, comme le FN de Marine Le Pen qui donne des insomnies à Nicolas Sarkozy.

Pour l'Occident, offrir un débouché aux populations qui composent ce flux migratoire peut être plus efficace pour en réduire la pression, que de dresser de vaines barrières administratives aux frontières européennes ou américaines.
Grâce à l'expropriation de quelques millions d'Ivoiriens du sud, fut-ce au prix d'un génocide, l'Occident peut offrir un eldorado agricole à des millions de Sahéliens qui ne demandent rien de mieux que des terres plus fertiles. Il suffira ensuite de déplacer "la guerre nomade" au Libéria et en Sierra Leone pour réussir le projet des "Etats-Unis d’Afrique" cité dans le programme électoral de Ouattara. Tous les pays de l'ancienne AOF auront alors une population homogène, dont la part rurale constituera la main d’œuvre des sociétés agro-alimentaires qui seront devenues les véritables propriétaire terriens. Les intérêts pétroliers occidentaux ne doivent donc pas occulter les intérêts des acteurs occidentaux de la filière Café-Cacao (en particulier Armajaro dont le département Afrique est dirigé par Loïc Folloroux, beau-fils de Ouattara) qui ont salué l’avènement du régime Ouattara qu'ils ont porté au pouvoir grâce à l'appui militaire Français contre l’armée régulière de Côte d'Ivoire.
 
La destruction récente des Archives Nationales Ivoiriennes par l’armée française et les milices FRCI, constituait-elle une première étape nécessaire à cette stratégie ?
Les convois d'immigrants Burkinabés qui arrivent dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire actuellement, sont-ils un épiphénomène ou participent-ils à ce projet des "Etats-Unis d’Afrique" ?
Les massacres perpétrés contre les populations de l'Ouest et du Sud de la Côte d'Ivoire, par la coalition des milices FRCI, de l'ONUCI et de l’armée française, qui ensanglantent le pays depuis les élections, et qui ont pris une allure dramatique sans précédent depuis le kidnapping du président Gbagbo par la France, ne constituent-ils pas les premiers jalons du génocide annoncé ?

Ces questions, posées à partir des exactions et des crimes contre l’état souverain de Côte d'Ivoire et les droit des citoyens, libres jusqu'au coup d’état du 11 avril dernier, sont hélas loin d’être exhaustives. Mais à la lumière des actes déjà posés par le régime Ouattara et ses commanditaires de l'oligarchie financière occidentale, cette analyse présage d'une dictature génocidaire de grande ampleur en Côte d'Ivoire. On comprend dès lors le silence assourdissant des médias occidentaux, et tout particulièrement les médias français qui n'ont  pourtant ménagé aucun effort de désinformation et de propagande pro-Ouatta, qui ont permis la réalisation de ce projet génocidaire mais qui ne peuvent se féliciter publiquement de sa réussite.
 
Dans cette effroyable perspective, les pathétiques tentatives de normalisation selon la ligne Koulibaly, dont la trahison de Yao N'dré, seront non seulement vaines, mais donneront le vernis de légitimité qui manquait à une abominable dictature à la mesure du régime Nazi.

La Président Gbagbo résiste toujours !

Les jeux sont loin d’être faits en Côte d’Ivoire. Malgré les exactions des milices FRCI sur la population, malgré l’intensification des bombardements par la coalition FRCI-ONUCI-Licorne dans la commune populaire de Yopougon – on entendait ce matin les détonations depuis Angré et les 2 plateaux – en violation totale de la résolution 1975 contre l’emploi des armes lourdes à Abidjan, la République de Côte d’Ivoire ne veut pas mourir. Obama, Sarkozy, et leur valet Ouattara-le-boucher ne sont pas encore parvenus à transformer la République de Côte d’Ivoire en République de la Communauté Internationale : les patriotes et leur président Gbagbo résistent toujours !

Retenu en détention arbitraire depuis 23 jours, Laurent Gbagbo a reçu une première visite. Non pas celle de ses avocats conformément aux règles du droit les plus élémentaires, mais celle du « groupe des anciens » composé de Mgr Desmond Tutu, de Mary Robinson et du laquais Kofi Annan venu soutirer la reddition du président. Il a visiblement été déçu. Non seulement le président Gbagbo n’a rien perdu de sa dignité, mais celui qui, selon un torchon pro-Ouattara, aurait tenté de se suicider voici quelques jours, est même parvenu à dérider Mme Robinson.









Trève de plaisanteries, car ce ne sont pas les pressions psychologiques qui ont du manquer pour essayer de pousser le président Gbagbo à reconnaître la victoire de Ouattara : les seules choses qu’a demandées le président Gbagbo sont des livres de discours politiques et une Bible, ce qui signifie que le livre Saint lui a été refusé depuis le début de sa captivité, sans doute pour empêcher à ce Chrétien d’y puiser la force de résister.
Annan a donc dû se livrer à quelques contorsions lexicales, à grands renforts de guillemets et de virgules, pour distiller son intoxication médiatique à l’attention des patriotes ivoiriens,
sous l’égide de l’AFP qui titre sans vergogne «M. Gbagbo a "accepté" la victoire de M. Ouattara (Kofi Annan)» :

M. Gbagbo, "ne nous a pas donné l`impression qu`il contestait l`élection ou bien l`autorité du président Ouattara. Ca, je crois qu`il l`accepté. Dans les conversations qu`on a eu avec lui, le langage était clair", a déclaré l`ex-secrétaire général de l`ONU lors d`une conférence de presse à Abidjan. […] "On l`a encouragé: au moment venu, lui-même devra parler, et encourager ses partisans à se calmer et à se réconcilier. J`espère que ça viendra plus tôt que tard", a ajouté M. Annan. […]"Ce qui s`est passé en Côte d`Ivoire est un message important pour l`Afrique et au-delà, et la façon dont cela s`est terminé est aussi un message", a par ailleurs déclaré M. Annan, en évoquant les élections à venir dans de nombreux pays africains en 2011. "Il y a des règles du jeu (lors d`une élection). On peut gagner, on peut perdre, et il faut accepter le résultat. Ceux qui ont l`intention de nuire au processus électoral et démocratique doivent payer le prix de leurs actes", a-t-il conclu.

En plus de ses suppositions, on reconnaîtra sans peine les menaces proférées depuis plusieurs mois par les « démocraties » occidentales à l’encontre des supposés dictateurs qui refusent d’asservir leur pays aux intérêts de l’empire. Selon ce même article :

Mme Robinson a jugé de son côté "très important" qu`il y ait à la fois "la vérité, la réconciliation et la justice".

A propos de justice, on notera que les « anciens » ont été accueillis à Korhogo par une délégation à la mesure du travail à accomplir en la matière. Ce comité d’accueil associait en effet des casques bleus, ces mercenaires de l’empire qui bombardent les civils à Yopougon et ne les protègent pas à Duékoué des exactions des milices FRCI, et le bourreau en chef de ces milices FRCI du nord, le commandant Martin Kouakou Fofié. Ironie du sort, ce dernier se trouve sous le coup de sanctions de l`Onu depuis 2006, ses hommes ayant été accusés de "recrutement d`enfants soldats", "sévices sexuels sur les femmes", et "exécutions extrajudiciaires". Mme Robinson a du pain sur la planche.

 

Quant au Droit, il n’est pas mieux loti. Ouattara comptait auditionner le président Gbagbo sans la présence de ses avocats, ce que le président Gbagbo a refusé. Devant la délégation des anciens, le président Gbagbo a réitéré  son exigence de voir ses avocats. Le ministre de la Justice de Ouattara, Jeannot Kouadio Ahoussou, qui était aussi présent sur les lieux, a fait comprendre à la délégation qu’il n’était pas en mesure de satisfaire cette demande. Visiblement gêné, il a plutôt déclaré à l`AFP que la date du début de l`audition du président n`était pas « certaine », arguant que M. Gbagbo lui aurait  indiqué que ses avocats n`étaient « pas disponibles ». On n’en est plus à un mensonge près dans le camp Ouattara. En fin de compte, l’audition sera repoussée.

 

Compte tenu de la détention de Simone Gbagbo à Odienné, il apparaît clairement que le président Gbagbo a été volontairement coupé de ses soutiens humains et spirituels, selon une stratégie de Ouattara qui devait se conclure par la reddition du président Gbagbo face à  Annan. C’était sans compter sur la force de caractère du président Gbagbo, telle que son fameux entretien apocryphe semble plus vrai que nature.

Si la Justice, la vraie, est bien l'objectif de ces anciens, ils devraient se tourner vers certains de leurs pairs qui ne mâchent plus leurs mots, en particulier Thabho MBeki.

Le monde s'est trompé en Côte d'Ivoire !

Une contribution de l'ancien président Sud-africain, M. Thabo Mbeki, parue dans le magazine Foreign Policy en date du 29 avril 2011, fait état de l’échec des Nation Unies dans la crise ivoirienne et encourage les Africains à prendre en main la résolution de leurs propres conflits.


Le second tour des élections présidentielles du 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire a vu s’affronter deux opposants politiques de longue date, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Pour cette raison d’une importance stratégique, il était inévitable que ce concours électoral décide de l’avenir à long terme du pays. Toutes les personnes concernées devraient avoir réfléchi très sérieusement à une question critique: Les élections de 2010 pourraient-elles créer les conditions permettant d’établir la base du meilleur avenir possible pour le peuple ivoirien?

Ce qui n’a pas été fait
Au contraire, la communauté internationale a insisté sur le fait que ce dont la Côte d’Ivoire avait besoin pour mettre fin à cette crise,  était d’organiser des élections démocratiques, même si les conditions n’étaient pas réunies pour mener de telles élections. Bien qu’ils savaient que cette proposition était fondamentalement mauvaise, les Ivoiriens ne pouvaient pas résister à la pression internationale pour organiser les élections.

Cependant, la réalité objective est que les élections présidentielles ivoiriennes n’auraient pas dû avoir lieu au moment où elles ont été organisées. Il était parfaitement prévisible qu’elles ne feraient que renforcer le conflit auquel elles étaient censées mettre fin.

La rébellion de 2002 en Côte d’Ivoire a divisé le pays en deux parties, avec le nord contrôlé par les rebelles des Forces Nouvelles, qui a soutenu Alassane Ouattara, et le sud aux mains du gouvernement dirigé par Laurent Gbagbo. Dès lors, la Côte d’Ivoire a eu deux gouvernements, deux administrations, deux armées, et deux leaders«nationaux».

Toute élection tenue dans ces circonstances ne pouvait qu’enraciner les divisions et les animosités représentées et aggravées par la rébellion de 2002.

Les failles structurelles qui étaient à la base de la rébellion de 2002 comportent des problèmes explosifs tels que les tensions transnationales qui touchent en particulier la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, les antagonismes ethniques et religieux en Côte d’Ivoire, le partage du pouvoir politique, et l’accès au pouvoir et aux opportunités socio-économiques.

À cet égard, la communauté internationale a refusé d’appréhender les diverses allégations explosives qui, à tort ou à raison, ont informé et continueront d’informer l’opinion de la population partisane de Gbagbo dans le sud de la Côte d’Ivoire – ainsi qu’une grande partie de l’Afrique francophone !

A savoir que Ouattara est un étranger né au Burkina Faso, qu’il a été, avec le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso, responsable de la rébellion de 2002, que son accession au pouvoir se traduirait par la prise de contrôle du pays en particulier par des étrangers burkinabé, et qu’il a toujours favorisé les intérêts français en Côte d’Ivoire.

Prenant en compte tout cela, l’Union africaine a compris qu’une solution durable à la crise ivoirienne nécessitait un accord négocié entre les deux factions belligérantes, ciblé sur les questions interdépendantes de la démocratie, de la paix, de la réconciliation et l’unité nationale.

Après de longues négociations à partir de 2002, les Ivoiriens ont convenu que l’élection présidentielle ne se tiendrait pas avant que des conditions diverses aient été remplies. Il s’agissait notamment de la réunification du pays, la restauration de l’administration nationale sur tout le territoire ivoirien, et le désarmement des rebelles et de toutes les milices et leur intégration dans les forces de défense et de sécurité nationale, ceci au moins deux mois avant la tenue des élections présidentielles. Bien qu’aucune de ces conditions n’aient été honorées, les élections présidentielles ont été autorisées.

En fin de compte, Ouattara a été installé comme président de la Côte d’Ivoire. Gbagbo, et son épouse Simone, ont fini comme des prisonniers humiliés. Beaucoup d’Ivoiriens sont morts et ont été déplacés, de nombreuses infrastructures ont été détruites, et les animosités historiques ont été exacerbées à cette fin.

Beaucoup de choses ont été radicalement faussées jusqu’à aboutir à ce résultat.

Les accords portant sur ce qui aurait dû être fait pour créer les conditions d’élections libres et équitables ont été volontairement et dédaigneusement ignorés. Le Conseil constitutionnel ivoirien (CC) est le seul organisme habilité par la Constitution à déterminer le vainqueur dans une élection présidentielle et à installer le président, avec la Commission électorale indépendante (CEI), chargée de transmettre ses résultats provisoires au CC. Toutefois, ceux-là mêmes qui insistent sur le caractère sacré du droit comme fondement à toute pratique démocratique, ont choisi de façon illégale de reconnaître le résultat provisoire annoncé par un président de la CEI tout seul, comme le résultat authentique de l’élection présidentielle.

Comme prévu par la loi, Gbagbo a contesté la régularité des élections dans certaines parties du pays, surtout dans le nord. Le CC, à tort ou à raison, a accepté la majorité des plaintes déposées par Gbagbo, a identifié d’autres irrégularités, a annulé les votes dans certains départements, et a déclaré Gbagbo vainqueur. Le président de la CEI n’a pas pris en compte les irrégularités dénoncées et a décidé que Ouattara avait gagné.

L’envoyé de l’ONU, le Secrétaire général Ban Ki-moon, et son collègue sud-coréen, RSSG Young-jin Choi, ont également déterminé que Ouattara avait gagné, mais sur la base de moins de voix que celles annoncées par la CEI, après avoir jugé que certaines des plaintes déposées par Gbagbo étaient légitimes. En termes de suffrages exprimés pour les deux candidats, la CEI, le CC, et le représentant spécial de l’ONU ont obtenu trois chiffres différents.

Gbagbo a proposé, pour résoudre ce problem qui porte sur l’importante question de la volonté du peuple ivoirien, qu’une commission internationale soit établie pour vérifier les résultats des élections, avec l’importante condition préalable que lui et Ouattara devraient accepter la décision de cette commission.

Cette proposition a été rejetée par la communauté internationale – en dépit du fait qu’elle aurait réglé le contentieux électoral sans recourir à la guerre, et malgré le fait que certains observateurs électoraux aient émis des doutes quant à l’équité des élections, en particulier dans le nord de la Côte d’Ivoire.

Par exemple, à propos des élections dans le Nord, la mission d’observation électorale de l’Union Africaine dirigée par Joseph Kokou Kofigoh, ancien Premier ministre du Togo, la Société Civile Africaine pour la Démocratie et l’assistance électorale dirigée par Seynabou Indieguene du Sénégal, et la coordination des experts électoraux en Afrique (CAEE) du Cameroun, Sénégal, Bénin, Mali, Maroc, Gabon et Togo, dirigée par Jean-Marie Ongjibangte du Cameroun, ont tous tiré la sonnette d’alarme au sujet des élections dans le Nord.

Par exemple, le CAEE a déclaré:"Après partage des informations avec d’autres observateurs électoraux nationaux et internationaux, nous vous informons que le second tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire s’est déroulé avec des problèmes majeurs dans différentes régions du Nord ..."

Ces problèmes étaient le vol des urnes, l’arrestation des représentants des candidats, le vote multiple, le refus d’admettre des observateurs internationaux pour assister aux comptages des bulletins de vote, et l’assassinat des représentants des candidats. A cet effet, nous déclarons que le second tour de scrutin n’a pas été libre, juste et transparent dans ces localités (nord).

Pour sa part, à ce jour, la mission d’observation électorale de la CEDEAO n’a pas publié son rapport sur le deuxième tour de l’élection présidentielle! Pourquoi ?

Il est clair que la Commission internationale indépendante proposée par Laurent Gbagbo aurait pu être établie et habilitée à prendre une décision définitive et contraignante sur ce qui s’était passé. Le temps nous dira pourquoi cela n’a pas été fait!

En outre, le Représentant spécial de l’ONU a pris la décision extraordinaire d’outrepasser son mandat en déclarant qui avait remporté l’élection présidentielle, contrairement à ses attributions comme indiqué par le Conseil de sécurité. Cette décision a positionné la Mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) en tant que partisan dans le conflit ivoirien, plutôt qu’en artisan neutre de la paix, à égale distance des parties belligérantes.

A partir de cet instant, l’ONUCI n’avait pas d’autre choix que de travailler activement pour l’installation de Ouattara en tant que président du pays et pour l’éviction de Gbagbo. En fin de compte, cela s’est matérialisé dans l’utilisation flagrante de ses capacités militaires pour ouvrir la voie aux Forces nouvelles afin de vaincre les forces pro- Gbagbo et de capturer Gbagbo, tout en prétextant sans vergogne qu’il s’agissait de protéger les civils.

Bien que dans l’obligation de respecter son mandat de maintien de la paix, qui consistait à séparer les forces belligérantes, l’ONUCI n’a rien fait pour arrêter l’avancée des Forces Nouvelles du nord vers le sud jusqu’à Abidjan. Ni l’ONUCI , ni les forces françaises Licorne, tel que mandatés par les Nations Unies, n’ont agit pour protéger les civils dans la région de Duékoué, où a eu lieu, de façon évidente, la plus forte concentration de meurtres de civils ! Cela rappelle l’échec de l’Organisation des Nations Unies à mettre fin aux massacres et exactions perpétrés sur les civils dans l’est de la République démocratique du Congo!

La réalité ivoirienne pointe du doigt des conclusions irréfutables.
Les conditions convenues pour la tenue d’élections démocratiques en Côte d’Ivoire n’ont pas été créées. Malgré les fortes allégations de fraudes électorales, la communauté internationale a décidé de ne mener aucune vérification du processus et des résultats annoncés. Cela a laissé sans réponse la question, d’une importance vitale, de savoir qui a gagné les élections, ce que Ouattara pourrait avoir fait.

L’Organisation des Nations Unies a décidé d’abandonner sa neutralité de gardien de la paix, en décidant d’être un partisan belligérant dans le conflit ivoirien.

La France a utilisé sa place privilégiée au sein du Conseil de sécurité afin de se positionner pour jouer un rôle determinant dans l’avenir de la Côte d’Ivoire, son ancienne colonie dans laquelle, entre autres, elle a d’importants intérêts économiques. Elle a rejoint l’Organisation des Nations Unies pour veiller à ce que Ouattara sorte vainqueur du conflit ivoirien.

Cette initiative a répondu aux intérêts nationaux français, conformément à la politique françafricaine, qui visent à perpétuer une relation particulière avec ses anciennes colonies africaines. Cela est conforme aux observations faites par l’ancien président français François Mitterrand, quand il disait:«Sans l’Afrique, la France n’aurait pas d’histoire au 21e siècle», ce que l’ancien ministre des Affaires étrangères français Jacques Godfrain a confirmé quand il a dit:“Un petit pays [France], avec peu de forces, nous pouvons déplacer une planète grâce [à nos] ... relations avec 15 ou 20 pays africains...

L’Union Africaine n’est pas non plus sans reproche, car elle n’a pas su s’affirmer pour convaincre tout le monde à travailler afin de parvenir à la réconciliation entre les Ivoiriens, et donc à une paix durable. Malheureusement, les résultats obtenus en Côte d’Ivoire consacrent un conflit endémique dans ce pays. Ceci parce qu’elle a placé entre les mains exclusives de la rébellion de 2002 le droit de déterminer l’avenir du pays, là où la situation objective exigeait et exige encore que les peuples de Côte d’Ivoire s’engagent à égalité pour de déterminer leur destin commun.

Au cours de la décennie durant laquelle il fut président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo n’a eu aucune possibilité d’agir de son propre chef pour réunifier le pays et réaliser la réconciliation entre ses diverses populations, malgré l’existence d’accords négociés à cet effet. En tant que président du pays, Ouattara ne parviendra pas à réaliser ces objectifs, en agissant de son propre chef, en dehors du contexte d’un accord honnête avec les parties de la population ivoirienne représentée par Gbagbo.

Ce qui devait arriver avait été prévu par l’ambassadeur des États-Unis d’alors en Côte d’Ivoire, Wanda L. Nesbitt. En Juillet 2009, elle en avait ainsi informé le gouvernement des États-Unis :

“Il semble maintenant que l’accord de Ouaga IV, [le quatrième accord de l'accord politique de Ouagadougou, qui prescrit que le désarmement doit précéder les élections], est fondamentalement un accord entre Blaise Compaoré [Président du Burkina Faso] et Laurent Gbagbo à partager le contrôle du nord jusqu’à la fin des élection présidentielle, en dépit du fait que le texte appelle les Forces Nouvelles à rendre au gouvernement le contrôle du nord et à achever le désarmement complet deux mois avant les élections..."

"Mais les 5.000 soldats des Forces Nouvelles qui doivent être « désarmés », et regroupés dans des casernes dans quatre grandes villes dans le nord et l’ouest jusqu’à ce qu’une nouvelle armée nationale soit créée, représentent une capacité militaire sérieuse que les FAFN [Forces Nouvelles] ont l’intention de garder bien entraînés et en réserve jusqu’à la fin de l’élection. La remise du pouvoir administratif des FAFN aux autorités civiles du gouvernement était un pré-requis pour les élections, mais, comme les voyageurs vers le nord (y compris le personnel des ambassades) le confirment: les FAFN conservent de facto le contrôle de la région en particulier quand il s’agit des finances."


L’incapacité à résoudre les “pré-requis aux élections” a prédéterminé leurs résultats. Le contrôle par les rebelles du Nord, cité par l’Ambassadeur Nesbitt, a déterminé le résultat de l’élection présidentielle de 2010. De même, c’était les “capacités militaires” de la rébellion, dont l’Ambassadeur Nesbitt faisait mention, qui ont été utilisées pour s’assurer que Ouattara devienne président de la Côte d’Ivoire.

Il n’est pas étonnant qu’au plus fort de la crise post-électorale, Laurent Gbagbo ait crié: "j’ai été trahi !"

À la fin de tout cela, il y a de nombreuses victimes.

L’une d’entre elles est l’Union Africaine. Les événements tragiques en Côte d’Ivoire ont confirmé la marginalisation de l’union dans sa capacité à résoudre les défis les plus importants d’Afrique.

Au lieu de cela, l’UA a affirmé la capacité des grandes puissances à intervenir pour résoudre ces problèmes, à l’aide de differents moyens pour légitimer leurs actions en persuadant l’Organisation des Nations Unies d’autoriser leurs interventions égoïstes.

L’ONU est une autre victime. Elle a gravement compromis sa capacité à être acceptée comme une force neutre dans la résolution des conflits internes, comme celui en Côte d’Ivoire. Il sera désormais difficile pour l’Organisation des Nations Unies de convaincre l’Afrique et le reste du monde en développement qu’elle n’est pas qu’un simple instrument entre les mains des grandes puissances. Cela a confirmé l’urgence de la nécessité de restructurer l’organisation, basée sur l’idée que dans sa structure actuelle les Nations Unies n’ont pas la capacité d’agir en tant que représentant véritablement démocratique de ses États membres.

Ainsi, de diverses manières, les événements en Côte d’Ivoire pourraient servir à un moment déterminant en termes de l’urgente nécessité de restructurer le système des relations internationales. Ils ont mis en évidence la réalité de l’équilibre et des abus de pouvoir après la guerre froide, et mis fin à la fiction que les grandes puissances respectent la primauté du droit dans la conduite des relations internationales, même telle que définies par la Charte des Nations Unies, et que, en tant que démocrates, ils respectent les opinions des peuples du monde.

Nous ne pouvons qu’espérer que Laurent et Simone Gbagbo et le peuple ivoirien ne continuent pas à souffrir, victimes maltraitées et humiliées d’un système mondial qui, dans son intérêt, tout en criant haut et fort l’universalité des droits de l’homme, ne cherche qu’à perpétuer la domination du plus grand nombre par quelques-uns qui disposent de la prépondérance du pouvoir politique, économique, militaire et médiatique.

Vues les procédures perverses et toxiques qui ont frappé la Côte d’Ivoire, on peut se poser la question d’urgence: Combien d’abus de pouvoir flagrants vont encore devoir subir l’Afrique et le reste des pays en voie de développement, avant qu’un véritable système démocratique de gouvernance mondiale ne soit réalisé ?

Version anglaise: cameroonvoice.com

Tract à l'intention des Français désinformés

tract Gbagbo Cote d'IvoireL'excellent journaliste québecois Bernard Desgagné a écrit un formidable article de synthèse sur la crise ivoirienne. En voici une autre version au format PDF, avec quelques analyses supplémentaires, des liens hypertextes pour appuyer son argumentation, et surtout plus adaptée à un public français désinformé de la véritable situation en Côte d'Ivoire.

Si vous participez à des manifestations en France, notamment à l'occasion du 1er Mai, et que vous souhaitez mobiliser les Français contre le coup d'état commis par Sarkozy en Côte d'Ivoire au bénéfice de Ouattara-le-boucher, au prix de milliers de morts, vous pouvez imprimer et découper ce tract au format PDF.

L'objectif est d'obtenir autant de signatures que possible à la pétition pour la libération immédiate du président Gbagbo, car la vie des opposants à Ouattara est menacée.