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Crise Ivoirienne

ou comment l'ONU prend la démocratie en otage


Le cacao du sang fêté à Paris
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Sarkozy et Ouattara fêtent en grande pompe la recolonisation franco-burkinabee de la Côte d'Ivoire! Les Champs-Elysées aux couleurs de la Côte d'Ivoire!
Ambiance de fête dans la Sarkozie aujourd'hui jeudi 26 Janvier 2012, discours et dîner sous les ors de la république Française au menu, après signature de divers accords dont les accords de défense militaire.
Bien-sûr les média-mensonge de la propagande française sont sur le pied de guerre pour travestir les faits et la réalité en Côte d'Ivoire.

Voilà comment l'imposture est récompensée. Massacres des citoyens ivoiriens et crimes contre l'humanité présentés sur un plateau d'argent aux citoyens français emballés dans les étoffes rouge de sang de la démocrature sarkozienne! Les pauvres français, ils n'y verront que du feu.
Vive la France! Vive la Côte d'Ivoire! Vive la Françafrique! Esclavage, colonisation et recolonisation, massacres, tueries et génocides peuvent se perpétuer encore pour longtemps. Vols, viols, pillages, exactions diverses, destructions de biens, assassinats, tueries, massacres et enlèvements des personnes etc par les rebelles d'Alassane Ouattara et de Guillaume Soro deviennent ainsi des actes de grande vertu lorsque ces abominations servent les intérêts de la France.
Il y a visiblement crimes et crimes! La grande France, donneuse de leçons à l'humanité vient de voter une loi sur la reconnaissance du génocide Arménien il ya seulement deux jours sous l'impulsion de la Droite UMP de Nicolas Sarkozy et le troisième jour, sans complexe, elle fête triomphalement sur la plus belle de ses avenues, les Champs- Elysées, le fruit de la rapine et du gangstérisme d'Etat! La Sarkozie et l'UMPS en liesse: cacao de Sang fêté en grande pompe en France!

Lettre du Continent 628Dans ce grand bal des cannibales, visiblement, les socialistes n’ont pas voulu être en reste. Nous apprenons, avec saisissement, que Mr Delanoë, maire socialiste de la ville de Paris vient de donner à son tour une réception à l’hôtel de ville de Paris en l’honneur d’Alassane Ouattara, le boucher de Sindou, installé comme président en Côte d’Ivoire par la communauté internationale depuis le 11 Avril 2011, après le renversement du président Laurent Gbagbo par la force Licorne de l’armée Française et l’ONU, puis la déportation de celui-ci à la Cour Pénale Internationale à Lahaye aux Pays-Bas.

Pire encore, la Lettre du Continent  n° 628 nous apprend que des éléphants du PS sont en route pour Abidjan. Vont-ils y chercher les malettes chères à la Françafrique afin de faire leur campagne électorale, en échange de leur soutien envers Ouattara ?

Une liste de 50 000 jeunes patriotes est aux mains des milices FRCI !
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"Depuis que les hommes de Chérif Ousmane ont pris position des locaux de l'Etat major des armées de Côte d'Ivoire, ils ont pu avoir accès à ces documents classés "secret défense". Parmi ces documents, il y a les listes des tous les jeunes appelés sous les drapeaux par le ministre Charles Blé Goudé. Ce sont environ 50 000 jeunes listés", selon Côte d'Ivoire la vraie.

"Il faut noter que chaque liste comporte en plus de l'état civil complet de ces jeunes, leurs lieux de résidence et leurs contacts téléphoniques pour les joindre.
Tous ces jeunes sont aujourd'hui en danger. Surtout que ces listes vont servir à intensifier la chasse à l'homme dans les très prochains jours.
Pour éviter un nouveau massacre, nous avons le devoir de diffuser largement cette information pour couper l'herbe sous les pieds des hommes de cherif Ousmane et de toutes les forces de Ouattara.
"

Une stratégie de Cherif Ousmane serait d'appeler ces jeunes patriotes au téléphone, en se faisant passer pour l'état major de la résistance patriotique, et de leur demander de se rendre dans un lieu d’enrôlement...  où ils seraient tous massacrés ! Soyez donc très vigilants !
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Quand la toute puissance narcissique arrive au pouvoir
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En France, la nouvelle du jour a fait l’effet d’une bombe : Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI, vient d’être arrêté pour tentative de viol aux Etats-Unis ! Voici les faits tels que décrits par Rue89 :

Vers 13 heures samedi, une femme de chambre de 32 ans a pénétré dans sa suite (à 3 000 dollars la nuit), à l'hôtel Sofitel situé sur la 44e rue, pensant qu'elle était inoccupée. Selon le New York Times, qui cite le témoignage de la femme de chambre à la police, Dominique Strauss-Kahn serait apparu nu, sortant de la salle de bains, et aurait tenté d'abuser d'elle.
« Selon son récit, il l'attrape, l'amène sur le lit, et tente d'abuser sexuellement d'elle. Elle le repousse et il la traîne jusqu'à la salle de bains où il tente une seconde fois d'abuser d'elle. »
Selon le porte-parole de la police cité par le New York Times, elle aurait réussi à s'échapper et à prévenir ses collègues, qui ont immédiatement appelé la police. Quand celle-ci est arrivée à l'hôtel, il n'était plus là, étant parti précipitamment, oubliant notamment son téléphone portable sur le lit.

 
DSK n’en est malheureusement pas à ses premiers dérapages sexuels. Accusé d’abus de pouvoir et de droit de cuissage sur une employée subalterne du FMI, il avait bien failli perdre son poste. Cela n’était pourtant pas sa première tentative de viol, et ses pulsions pathologiques étaient bien connues des médias français qui protégeaient le « présidentiable ». Ainsi son nom avait été masqué lorsqu’une de ses victimes, tristane Banon, avait témoigné à la télévision française. Les pulsions perverses de DSK étaient si connues du « tout Paris » que l’humoriste français Stéphane Guillon avait cru pouvoir ironiser à ce sujet, ce qui lui avait coûté son poste au beau pays de la liberté d’expression.

Dire que les dirigeants occidentaux reprochent, du haut de leur supposée moralité, aux présidents Gbagbo et Zuma leur polygamie assumée !

Néanmoins, le présidentiable DSK était le plus sérieux concurrent de Sarkozy à la présidence française en 2012, et après l’affaire de la Porsche montée en épingle par les médias français, il n’est pas interdit de penser que DSK a été la victime d’un complot comme le suggérait Jacques Attali ce matin sur France Info, et le traquenard sexuel apparaît plausible au vu de la grossièreté de l'accusation. DSK est certes très bien introduit dans les milieux financiers étatsuniens, mais Sarkozy a quant à lui ses entrées à la CIA…  Si tout ce petit monde appartient à la même confrérie pour un Nouvel Ordre Mondial, défendu par Sarkozy et Obama, cela n’empêche pas leurs luttes fratricides pour le pouvoir suprême.

On remarquera aussi que tous ces hommes de pouvoir semblent souffrir de problèmes psychologiques, quand ils ne posent pas d’actes relevant de la perversion sexuelle. De Nicolas Sarközy de Nagy Bocsa à Alassane Dramane Ouattara en passant par Barack Hussein Obama, ces dirigeants semblent aux prises avec une problématique de l’identité liée à des origines plus ou moins assumées, ce qui pourrait les pousser aux pires extrémités lorsque leur chemin vers le pouvoir absolu croise la route d’un homme tel que Laurent Gbagbo, qui sait parfaitement d’où il vient, et qui défend la souveraineté de son pays !

Espérons donc que la tempête médiatique déclenchée par l'affaire DSK ne cachera pas de nouvelles exactions fomentée par la France en Côte d'Ivoire, où chaque jour des femmes sont violées et tuées dans l'indifférence de la "communauté internationale". Pour certaines de ces femmes, la presse française s'en est même délectée! Sarkozy a offert le pouvoir à leurs agresseurs, qui séquestrent encore leurs victimes. C'est ça, la justice internationale.
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Lettre ouverte à l'église de France, par Michelle d'Astier de la Vigerie
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TOI, Église de France, qui a joué une prudente neutralité face à la tragédie qui se déroulait en Côte d’Ivoire, en préférant fermer tes oreilles et tes yeux, crois-tu que Dieu ne t'a pas vue ?

Toi qui te dis protestante, tu n'as même pas élevé une seule protestation officielle quand la Licorne a aidé les partisans de Ouattara, jamais désarmés malgré les promesses françaises faites au Président Gbagbo en 2004, à massacrer des civils et des enfants de Dieu.

- Tu as fermé ta bouche quand la Licorne a bombardé le palais d'un Président reconnu légitime par le Conseil Constitutionnel d'un pays démocratique.

- Tu n'as pas dit un mot quand on a humilié ce Président chrétien, qui soutenait Israël et dont la lecture était la Bible. Ou bien as-tu préféré le croire " puni, frappé de Dieu, et humilié." (Es 53:4), pour justifier ton indifférence et ta passivité ?

- Tu n’as pas dit un mot quand on a tué les civils par centaines, violé des femmes, brûlé vifs des hommes, massacré des enfants, sous l’œil des soldats français .


Oui, Église de France, tu t’es calfeutrée chez toi pour ne rien voir et ne rien entendre, et jouer la soumission à des autorités civiles corrompues, exactement comme tu l’avais fait quand ta milice vichyssoise emmenait les Juifs pour les assassiner, par centaines et par milliers autour de toi, enfants compris !

Cela ne s'appelle pas neutralité, ni sagesse, ni prudence, cela se nomme dans la Bible: LÂCHETÉ, HYPOCRISIE…


De nouvelles tueries en perspective...
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Le voyage de Ouattara étonne même ses plus fervents supporters. Tandis qu'il annonce 3 jours de deuil en hommage à tous les morts de la crise post-électorale, il annonce une tournée de remerciements au Sénégal et au Burkina ! Non seulement il ne se sent nullement concerné par son deuil national, ce qui n'est guère étonnant puisqu'un assassin ne porte généralement pas le deuil de ses victimes, mais cette visite de courtoisie de Ouattara ressemble bien à une de ses fuites à l'étranger dont il est coutumier. Ainsi ConnexionIvoirienne, journal en ligne pro-Ouattara hébergé aux pays-bas, se permet-il d'écrire:

Disons le tout net, le bon sens a du mal à comprendre la simultanéité de ces deux événements. Voici un président dont le pays est « couché à plat-ventre » pour reprendre ce terme familier à notre ainé Serge-Nicolas Nzi, un pays pillé, épuisé, déstructuré, sans police, sans gendarmerie, sans armées réelles, truffé de seigneurs de guerre mais aussi de combattants étrangers Burkinabé, Maliens et Libériens entre autres. Un pays qui compte et continue de compter ses morts. Un pays dont la capitale économique est soumises aux desiderata des seigneurs de guerre. Un pays qui regorge de prés d’un million d’habitants déplacés ou refugiés suite à la grave crise armée née du refus de l’ex président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale, le 28 novembre 2010 dernier. En clair, les tâches urgentes pour un président élu dans un régime présidentiel aussi fort que celui de la 2e république de Côte-d’Ivoire, ne manquent pas. « Ce voyage, c’est de la comédie et de la foutaise » nous confiait un collègue ce matin depuis Londres. « Il n’ y a aucune sincérité là-dedans frère, ce sont des larmes de crocodiles »

Dans le même temps, l'ambassade de France en Côte d'Ivoire enverrait des SMS à ses ressortissants pour leur demander d'observer un couvre-feu jusqu'au 18 Mai. Que craint donc Jean-Marc Simon ? La force Licorne se déploie au plateau, de nouveaux légionnaires français se déploieraient dans l'Ouest. Que signifient toutes ces manœuvres ?

On apprend aussi dans la presse que Soro serait le véritable homme fort du pays, et Ouattara ne pourrait pas s'en débarrasser pour nommer un autre premier ministre choisi par Sarkozy.

Enfin, les milices FRCI massacreraient actuellement la population à Soubré ! Après être sortis de Yopougon, les résistants ont défait les milices FRCI à Grand Lahou, avant de mener des combats victorieux à Soubré. En représailles, les milices FRCI armées et convoyées par la force française licorne, s'en prennent donc aux populations autochtones. Une chose est certaine, Ouattara a tout intérêt à bien sécuriser Yamoussoukro pour son sacre du 21 mai, plus que jamais menacé.

Il faut donc s'attendre à de grandes manœuvres militaires dans les prochains jours, ce qui explique la fuite de Ouattara, et qui pourraient se terminer par un règlement de comptes programmé dans le camp FRCI. En effet, les massacres de Grand Lahou pourraient bien être reproduits dans tout le pays, conformément à la logique génocidaire du programme Ouattara, par les milices FRCI. Pendant ce temps, l'armée française pourrait traquer et éliminer les résistants. Enfin, l'armée française aurait le beau rôle d'éliminer les FRCI accusés de génocide, jusqu'à Guillaume Soro qui subirait le même sort que son ennemi IB. Alors Ouattara pourrait rentrer de voyage pour son investiture à la tête de la République de la Communauté Internationale.

Dernière minute: coupure générale d'électricité à Abidjan ce soir vers 21h10 !

Comment Ouattara compte envoyer Gbagbo au TPI
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Rien ne vaut une bonne campagne de marketing viral. Tous les publicitaires vous le diront. Au lieu de faire bêtement l’éloge de ce que vous vendez depuis des années, le marketing viral consiste à surprendre vos clients avec un message apparemment indépendant de votre produit, à les pousser à s’interroger, et leur faire redécouvrir ce dont ils s’étaient lassés. Dans l’incapacité de vendre le moindre espoir aux Ivoiriens terrorisés par les exactions des milices FRCI à chaque coin de rue, ainsi qu’à ses partisans de la diaspora qui commencent à regretter leur collusion avec le RHDP, notamment dans la branche PDCI, Ouattara ne peut que vendre son éternel argument « c’est la faute à Gbagbo ». Avec cette grille de lecture, voici comment Ouattara pourrait bien mettre un de ses nouveaux crimes au passif du président Gbagbo.


Tout commence avec un reportage aussi surprenant qu’affligeant, diffusé sur TCI, la Télévision de la Communauté Internationale pro-Ouattara : « Abobo, la commune martyre, n’a pas fini de souffrir. Après la crise post-électorale dont elle a payé un lourd tribu, c’est maintenant une maladie mystérieuse qui sévit » C’est avec cette référence à peine voilée aux 7 mortes d’Abobo que commence ce triste reportage, qui nous présente des malades atteints d’un mal mystérieux qui a déjà fait 7 morts. Les résultats des analyses médicales ne seraient pas encore connus, nous dit-on, et les symptômes vont de l’œdème des membres inférieurs, du visage, jusqu’à la paralysie. Parmi les hypothèses évoquées, le reportage insiste sur les déchets toxiques du Probo-Koala en 2007, qu’on pourra facilement ajouter au passif du président Gbagbo. Cette hypothèse, qui n’explique pas pourquoi cette maladie n’est apparue qu’à Abobo tandis que les déchets toxiques ont touché tout Abidjan, ni pourquoi cette maladie tuerait soudainement 7 personnes quatre ans après l’affaire du Probo Koala, a le mérite de mettre le téléspectateur de TCI sur une piste avec le mot « toxique ».

Après la phase du questionnement qui devrait durer quelques jours, au cours desquels l’intérêt du téléspectateur de TCI sera sans doute relancé, et où l’hypothèse d’une toxicité sera habilement évoquée, viendra la révélation. Une incroyable révélation qui devrait donner un peu de substance au dossier vide de Ouattara à l’encontre du président Gbagbo. L’association Survie, dont on peut saluer le réveil près d’un mois après la capture du président Gbagbo, vient de publier un article éloquent sur ce dossier censé envoyer le président à la CPI:

Le 9 mars 2011, les avocats d’Alassane Ouattara adressaient au procureur et au président de la CPI un memorandum afin de dénoncer un certain nombre de « crimes contre l’humanité » imputés à Laurent Gbagbo. […]. En réalité, le contenu de ce texte ne méritait pas tant d’attention puisqu’il liste de nombreux crimes imputés aux forces de Laurent Gbagbo déjà recensés par des travaux d’ONG ou de l’ONU. L’intérêt principal aurait dû consister en la démonstration de la compétence de la CPI pour ces crimes. Or cette démonstration se révèle, d’après l’avis de juristes, plus que douteuse.

Elle est, en effet, en grande partie fondée sur un copié-collé pur et simple du mémoire d’un juriste renommé, le professeur Alain Pellet, qui traitait alors d’une toute autre question : la possibilité pour une entité non-étatique, la Palestine, de reconnaître la compétence de la Cour. Or, appliquée à la Côte d’Ivoire cette démonstration n’a plus de sens, et pour cause !

Après avoir vu Me Vergès, Me Ceccaldi et Me Bourthoumieux refoulés à Abidjan, sous prétexte que leur visa n’aurait pas été valable, les magistrats de la CPI ont pu constater que les avocats de Laurent Gbagbo n’ont pas pu assister leur client au cours de sa première audition qui se serait déroulée à huis clos Vendredi dernier, ce qui en dit long sur l’état de la justice dans la République de la Communauté Internationale de Ouattara. Ouattara qui doit étoffer son dossier contre le président Gbagbo fait donc feu de tout bois.

Ainsi l’ONU découvre 68 cadavres à Yopougon, après les bombardements meurtriers qu'elle-même a effectués sur les populations civiles en violation de sa propre résolution 1975, cadavres aussitôt attribués à des « tueries commises le 12 Avril par des milices pro-Gbagbo » alors que la commune a été un véritable champ de bataille pendant des semaines. Mais cela risque de ne pas suffire pour condamner irrémédiablement Laurent Gbagbo. Il faut à Ouattara une accusation nouvelle, lourde, une de ces accusations qui a condamné Saddam Hussein : « Laurent Gbagbo a utilisé des armes chimiques contre les civils d’Abobo ! » Voilà un dénouement Ouattaresque digne du premier épisode de la mystérieuse maladie, afin de vendre sa nouvelle accusation contre Gbagbo comme Procter & Gamble vend ses nouvelles lessives.

Pour accomplir cette tâche, Ouattara s’est équipé de deux avocats françafricains. D’abord Me Jean-Paul Benoît qui, entre autres domaines de compétences précisés sur son site internet, indique intervenir pour des projets d’entreprises françaises à l’étranger, notamment en « Afrique du Nord, au Moyen-Orient ou en Afrique noire ». Ensuite et surtout le médiatique Me Jean-Pierre Mignard, dont les références sont plus précises : « Jean-Pierre Mignard a conseillé plusieurs Etats (Djibouti, Cameroun, Tchad, Bénin, etc.) à l’occasion de conflits frontaliers, mais aussi de négociations de concessions pétrolières ». JP Mignard est aussi membre du Conseil national du Parti Socialiste français. Après avoir soutenu en pure perte Ségolène Royal aux dernières élections présidentielles françaises, l’ambitieux avocat, dont on disait qu’il a la fibre sociale chevillée au corps, n’a pas hésité à virer gauche caviar en soutenant Dominique Strauss Kahn, candidat potentiel aux élections présidentielles françaises, président actuel du FMI et proche de Ouattara. L’avocat « humaniste » s’était ainsi dit satisfait des frappes françaises sur la résidence du président Gbagbo, avec les conséquences que l’on sait.

Comment Sarkozy va régler les problèmes d'immigration par le génocide des Ivoiriens
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La dimension écologique du conflit ivoirien n'a pas été beaucoup analysée, et mérite qu'on s'y penche davantage. L’avancée du désert au Sahel réduit la surface cultivable et les ressources agricoles, ce qui a poussé, depuis des années, les Sahéliens à l'immigration dans toute la région sub-saharienne ainsi qu'en Occident.
En Côte d'Ivoire, c'est essentiellement cette population sahélienne qui constituait les fameuses population allogènes contre les populations autochtones dans les conflits fonciers. En Occident, cette population sahélienne constitue une grande part des immigrés clandestins en situation précaire, dont la présence constitue le fond de commerce des partis nationalistes, comme le FN de Marine Le Pen qui donne des insomnies à Nicolas Sarkozy.

Pour l'Occident, offrir un débouché aux populations qui composent ce flux migratoire peut être plus efficace pour en réduire la pression, que de dresser de vaines barrières administratives aux frontières européennes ou américaines.
Grâce à l'expropriation de quelques millions d'Ivoiriens du sud, fut-ce au prix d'un génocide, l'Occident peut offrir un eldorado agricole à des millions de Sahéliens qui ne demandent rien de mieux que des terres plus fertiles. Il suffira ensuite de déplacer "la guerre nomade" au Libéria et en Sierra Leone pour réussir le projet des "Etats-Unis d’Afrique" cité dans le programme électoral de Ouattara. Tous les pays de l'ancienne AOF auront alors une population homogène, dont la part rurale constituera la main d’œuvre des sociétés agro-alimentaires qui seront devenues les véritables propriétaire terriens. Les intérêts pétroliers occidentaux ne doivent donc pas occulter les intérêts des acteurs occidentaux de la filière Café-Cacao (en particulier Armajaro dont le département Afrique est dirigé par Loïc Folloroux, beau-fils de Ouattara) qui ont salué l’avènement du régime Ouattara qu'ils ont porté au pouvoir grâce à l'appui militaire Français contre l’armée régulière de Côte d'Ivoire.
 
La destruction récente des Archives Nationales Ivoiriennes par l’armée française et les milices FRCI, constituait-elle une première étape nécessaire à cette stratégie ?
Les convois d'immigrants Burkinabés qui arrivent dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire actuellement, sont-ils un épiphénomène ou participent-ils à ce projet des "Etats-Unis d’Afrique" ?
Les massacres perpétrés contre les populations de l'Ouest et du Sud de la Côte d'Ivoire, par la coalition des milices FRCI, de l'ONUCI et de l’armée française, qui ensanglantent le pays depuis les élections, et qui ont pris une allure dramatique sans précédent depuis le kidnapping du président Gbagbo par la France, ne constituent-ils pas les premiers jalons du génocide annoncé ?

Ces questions, posées à partir des exactions et des crimes contre l’état souverain de Côte d'Ivoire et les droit des citoyens, libres jusqu'au coup d’état du 11 avril dernier, sont hélas loin d’être exhaustives. Mais à la lumière des actes déjà posés par le régime Ouattara et ses commanditaires de l'oligarchie financière occidentale, cette analyse présage d'une dictature génocidaire de grande ampleur en Côte d'Ivoire. On comprend dès lors le silence assourdissant des médias occidentaux, et tout particulièrement les médias français qui n'ont  pourtant ménagé aucun effort de désinformation et de propagande pro-Ouatta, qui ont permis la réalisation de ce projet génocidaire mais qui ne peuvent se féliciter publiquement de sa réussite.
 
Dans cette effroyable perspective, les pathétiques tentatives de normalisation selon la ligne Koulibaly, dont la trahison de Yao N'dré, seront non seulement vaines, mais donneront le vernis de légitimité qui manquait à une abominable dictature à la mesure du régime Nazi.

La Président Gbagbo résiste toujours !
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Les jeux sont loin d’être faits en Côte d’Ivoire. Malgré les exactions des milices FRCI sur la population, malgré l’intensification des bombardements par la coalition FRCI-ONUCI-Licorne dans la commune populaire de Yopougon – on entendait ce matin les détonations depuis Angré et les 2 plateaux – en violation totale de la résolution 1975 contre l’emploi des armes lourdes à Abidjan, la République de Côte d’Ivoire ne veut pas mourir. Obama, Sarkozy, et leur valet Ouattara-le-boucher ne sont pas encore parvenus à transformer la République de Côte d’Ivoire en République de la Communauté Internationale : les patriotes et leur président Gbagbo résistent toujours !

Retenu en détention arbitraire depuis 23 jours, Laurent Gbagbo a reçu une première visite. Non pas celle de ses avocats conformément aux règles du droit les plus élémentaires, mais celle du « groupe des anciens » composé de Mgr Desmond Tutu, de Mary Robinson et du laquais Kofi Annan venu soutirer la reddition du président. Il a visiblement été déçu. Non seulement le président Gbagbo n’a rien perdu de sa dignité, mais celui qui, selon un torchon pro-Ouattara, aurait tenté de se suicider voici quelques jours, est même parvenu à dérider Mme Robinson.









Trève de plaisanteries, car ce ne sont pas les pressions psychologiques qui ont du manquer pour essayer de pousser le président Gbagbo à reconnaître la victoire de Ouattara : les seules choses qu’a demandées le président Gbagbo sont des livres de discours politiques et une Bible, ce qui signifie que le livre Saint lui a été refusé depuis le début de sa captivité, sans doute pour empêcher à ce Chrétien d’y puiser la force de résister.
Annan a donc dû se livrer à quelques contorsions lexicales, à grands renforts de guillemets et de virgules, pour distiller son intoxication médiatique à l’attention des patriotes ivoiriens,
sous l’égide de l’AFP qui titre sans vergogne «M. Gbagbo a "accepté" la victoire de M. Ouattara (Kofi Annan)» :

M. Gbagbo, "ne nous a pas donné l`impression qu`il contestait l`élection ou bien l`autorité du président Ouattara. Ca, je crois qu`il l`accepté. Dans les conversations qu`on a eu avec lui, le langage était clair", a déclaré l`ex-secrétaire général de l`ONU lors d`une conférence de presse à Abidjan. […] "On l`a encouragé: au moment venu, lui-même devra parler, et encourager ses partisans à se calmer et à se réconcilier. J`espère que ça viendra plus tôt que tard", a ajouté M. Annan. […]"Ce qui s`est passé en Côte d`Ivoire est un message important pour l`Afrique et au-delà, et la façon dont cela s`est terminé est aussi un message", a par ailleurs déclaré M. Annan, en évoquant les élections à venir dans de nombreux pays africains en 2011. "Il y a des règles du jeu (lors d`une élection). On peut gagner, on peut perdre, et il faut accepter le résultat. Ceux qui ont l`intention de nuire au processus électoral et démocratique doivent payer le prix de leurs actes", a-t-il conclu.

En plus de ses suppositions, on reconnaîtra sans peine les menaces proférées depuis plusieurs mois par les « démocraties » occidentales à l’encontre des supposés dictateurs qui refusent d’asservir leur pays aux intérêts de l’empire. Selon ce même article :

Mme Robinson a jugé de son côté "très important" qu`il y ait à la fois "la vérité, la réconciliation et la justice".

A propos de justice, on notera que les « anciens » ont été accueillis à Korhogo par une délégation à la mesure du travail à accomplir en la matière. Ce comité d’accueil associait en effet des casques bleus, ces mercenaires de l’empire qui bombardent les civils à Yopougon et ne les protègent pas à Duékoué des exactions des milices FRCI, et le bourreau en chef de ces milices FRCI du nord, le commandant Martin Kouakou Fofié. Ironie du sort, ce dernier se trouve sous le coup de sanctions de l`Onu depuis 2006, ses hommes ayant été accusés de "recrutement d`enfants soldats", "sévices sexuels sur les femmes", et "exécutions extrajudiciaires". Mme Robinson a du pain sur la planche.

 

Quant au Droit, il n’est pas mieux loti. Ouattara comptait auditionner le président Gbagbo sans la présence de ses avocats, ce que le président Gbagbo a refusé. Devant la délégation des anciens, le président Gbagbo a réitéré  son exigence de voir ses avocats. Le ministre de la Justice de Ouattara, Jeannot Kouadio Ahoussou, qui était aussi présent sur les lieux, a fait comprendre à la délégation qu’il n’était pas en mesure de satisfaire cette demande. Visiblement gêné, il a plutôt déclaré à l`AFP que la date du début de l`audition du président n`était pas « certaine », arguant que M. Gbagbo lui aurait  indiqué que ses avocats n`étaient « pas disponibles ». On n’en est plus à un mensonge près dans le camp Ouattara. En fin de compte, l’audition sera repoussée.

 

Compte tenu de la détention de Simone Gbagbo à Odienné, il apparaît clairement que le président Gbagbo a été volontairement coupé de ses soutiens humains et spirituels, selon une stratégie de Ouattara qui devait se conclure par la reddition du président Gbagbo face à  Annan. C’était sans compter sur la force de caractère du président Gbagbo, telle que son fameux entretien apocryphe semble plus vrai que nature.

Si la Justice, la vraie, est bien l'objectif de ces anciens, ils devraient se tourner vers certains de leurs pairs qui ne mâchent plus leurs mots, en particulier Thabho MBeki.

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Le monde s'est trompé en Côte d'Ivoire !
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Une contribution de l'ancien président Sud-africain, M. Thabo Mbeki, parue dans le magazine Foreign Policy en date du 29 avril 2011, fait état de l’échec des Nation Unies dans la crise ivoirienne et encourage les Africains à prendre en main la résolution de leurs propres conflits.


Le second tour des élections présidentielles du 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire a vu s’affronter deux opposants politiques de longue date, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Pour cette raison d’une importance stratégique, il était inévitable que ce concours électoral décide de l’avenir à long terme du pays. Toutes les personnes concernées devraient avoir réfléchi très sérieusement à une question critique: Les élections de 2010 pourraient-elles créer les conditions permettant d’établir la base du meilleur avenir possible pour le peuple ivoirien?

Ce qui n’a pas été fait
Au contraire, la communauté internationale a insisté sur le fait que ce dont la Côte d’Ivoire avait besoin pour mettre fin à cette crise,  était d’organiser des élections démocratiques, même si les conditions n’étaient pas réunies pour mener de telles élections. Bien qu’ils savaient que cette proposition était fondamentalement mauvaise, les Ivoiriens ne pouvaient pas résister à la pression internationale pour organiser les élections.

Cependant, la réalité objective est que les élections présidentielles ivoiriennes n’auraient pas dû avoir lieu au moment où elles ont été organisées. Il était parfaitement prévisible qu’elles ne feraient que renforcer le conflit auquel elles étaient censées mettre fin.

La rébellion de 2002 en Côte d’Ivoire a divisé le pays en deux parties, avec le nord contrôlé par les rebelles des Forces Nouvelles, qui a soutenu Alassane Ouattara, et le sud aux mains du gouvernement dirigé par Laurent Gbagbo. Dès lors, la Côte d’Ivoire a eu deux gouvernements, deux administrations, deux armées, et deux leaders«nationaux».

Toute élection tenue dans ces circonstances ne pouvait qu’enraciner les divisions et les animosités représentées et aggravées par la rébellion de 2002.

Les failles structurelles qui étaient à la base de la rébellion de 2002 comportent des problèmes explosifs tels que les tensions transnationales qui touchent en particulier la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, les antagonismes ethniques et religieux en Côte d’Ivoire, le partage du pouvoir politique, et l’accès au pouvoir et aux opportunités socio-économiques.

À cet égard, la communauté internationale a refusé d’appréhender les diverses allégations explosives qui, à tort ou à raison, ont informé et continueront d’informer l’opinion de la population partisane de Gbagbo dans le sud de la Côte d’Ivoire – ainsi qu’une grande partie de l’Afrique francophone !

A savoir que Ouattara est un étranger né au Burkina Faso, qu’il a été, avec le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso, responsable de la rébellion de 2002, que son accession au pouvoir se traduirait par la prise de contrôle du pays en particulier par des étrangers burkinabé, et qu’il a toujours favorisé les intérêts français en Côte d’Ivoire.

Prenant en compte tout cela, l’Union africaine a compris qu’une solution durable à la crise ivoirienne nécessitait un accord négocié entre les deux factions belligérantes, ciblé sur les questions interdépendantes de la démocratie, de la paix, de la réconciliation et l’unité nationale.

Après de longues négociations à partir de 2002, les Ivoiriens ont convenu que l’élection présidentielle ne se tiendrait pas avant que des conditions diverses aient été remplies. Il s’agissait notamment de la réunification du pays, la restauration de l’administration nationale sur tout le territoire ivoirien, et le désarmement des rebelles et de toutes les milices et leur intégration dans les forces de défense et de sécurité nationale, ceci au moins deux mois avant la tenue des élections présidentielles. Bien qu’aucune de ces conditions n’aient été honorées, les élections présidentielles ont été autorisées.

En fin de compte, Ouattara a été installé comme président de la Côte d’Ivoire. Gbagbo, et son épouse Simone, ont fini comme des prisonniers humiliés. Beaucoup d’Ivoiriens sont morts et ont été déplacés, de nombreuses infrastructures ont été détruites, et les animosités historiques ont été exacerbées à cette fin.

Beaucoup de choses ont été radicalement faussées jusqu’à aboutir à ce résultat.

Les accords portant sur ce qui aurait dû être fait pour créer les conditions d’élections libres et équitables ont été volontairement et dédaigneusement ignorés. Le Conseil constitutionnel ivoirien (CC) est le seul organisme habilité par la Constitution à déterminer le vainqueur dans une élection présidentielle et à installer le président, avec la Commission électorale indépendante (CEI), chargée de transmettre ses résultats provisoires au CC. Toutefois, ceux-là mêmes qui insistent sur le caractère sacré du droit comme fondement à toute pratique démocratique, ont choisi de façon illégale de reconnaître le résultat provisoire annoncé par un président de la CEI tout seul, comme le résultat authentique de l’élection présidentielle.

Comme prévu par la loi, Gbagbo a contesté la régularité des élections dans certaines parties du pays, surtout dans le nord. Le CC, à tort ou à raison, a accepté la majorité des plaintes déposées par Gbagbo, a identifié d’autres irrégularités, a annulé les votes dans certains départements, et a déclaré Gbagbo vainqueur. Le président de la CEI n’a pas pris en compte les irrégularités dénoncées et a décidé que Ouattara avait gagné.

L’envoyé de l’ONU, le Secrétaire général Ban Ki-moon, et son collègue sud-coréen, RSSG Young-jin Choi, ont également déterminé que Ouattara avait gagné, mais sur la base de moins de voix que celles annoncées par la CEI, après avoir jugé que certaines des plaintes déposées par Gbagbo étaient légitimes. En termes de suffrages exprimés pour les deux candidats, la CEI, le CC, et le représentant spécial de l’ONU ont obtenu trois chiffres différents.

Gbagbo a proposé, pour résoudre ce problem qui porte sur l’importante question de la volonté du peuple ivoirien, qu’une commission internationale soit établie pour vérifier les résultats des élections, avec l’importante condition préalable que lui et Ouattara devraient accepter la décision de cette commission.

Cette proposition a été rejetée par la communauté internationale – en dépit du fait qu’elle aurait réglé le contentieux électoral sans recourir à la guerre, et malgré le fait que certains observateurs électoraux aient émis des doutes quant à l’équité des élections, en particulier dans le nord de la Côte d’Ivoire.

Par exemple, à propos des élections dans le Nord, la mission d’observation électorale de l’Union Africaine dirigée par Joseph Kokou Kofigoh, ancien Premier ministre du Togo, la Société Civile Africaine pour la Démocratie et l’assistance électorale dirigée par Seynabou Indieguene du Sénégal, et la coordination des experts électoraux en Afrique (CAEE) du Cameroun, Sénégal, Bénin, Mali, Maroc, Gabon et Togo, dirigée par Jean-Marie Ongjibangte du Cameroun, ont tous tiré la sonnette d’alarme au sujet des élections dans le Nord.

Par exemple, le CAEE a déclaré:"Après partage des informations avec d’autres observateurs électoraux nationaux et internationaux, nous vous informons que le second tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire s’est déroulé avec des problèmes majeurs dans différentes régions du Nord ..."

Ces problèmes étaient le vol des urnes, l’arrestation des représentants des candidats, le vote multiple, le refus d’admettre des observateurs internationaux pour assister aux comptages des bulletins de vote, et l’assassinat des représentants des candidats. A cet effet, nous déclarons que le second tour de scrutin n’a pas été libre, juste et transparent dans ces localités (nord).

Pour sa part, à ce jour, la mission d’observation électorale de la CEDEAO n’a pas publié son rapport sur le deuxième tour de l’élection présidentielle! Pourquoi ?

Il est clair que la Commission internationale indépendante proposée par Laurent Gbagbo aurait pu être établie et habilitée à prendre une décision définitive et contraignante sur ce qui s’était passé. Le temps nous dira pourquoi cela n’a pas été fait!

En outre, le Représentant spécial de l’ONU a pris la décision extraordinaire d’outrepasser son mandat en déclarant qui avait remporté l’élection présidentielle, contrairement à ses attributions comme indiqué par le Conseil de sécurité. Cette décision a positionné la Mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) en tant que partisan dans le conflit ivoirien, plutôt qu’en artisan neutre de la paix, à égale distance des parties belligérantes.

A partir de cet instant, l’ONUCI n’avait pas d’autre choix que de travailler activement pour l’installation de Ouattara en tant que président du pays et pour l’éviction de Gbagbo. En fin de compte, cela s’est matérialisé dans l’utilisation flagrante de ses capacités militaires pour ouvrir la voie aux Forces nouvelles afin de vaincre les forces pro- Gbagbo et de capturer Gbagbo, tout en prétextant sans vergogne qu’il s’agissait de protéger les civils.

Bien que dans l’obligation de respecter son mandat de maintien de la paix, qui consistait à séparer les forces belligérantes, l’ONUCI n’a rien fait pour arrêter l’avancée des Forces Nouvelles du nord vers le sud jusqu’à Abidjan. Ni l’ONUCI , ni les forces françaises Licorne, tel que mandatés par les Nations Unies, n’ont agit pour protéger les civils dans la région de Duékoué, où a eu lieu, de façon évidente, la plus forte concentration de meurtres de civils ! Cela rappelle l’échec de l’Organisation des Nations Unies à mettre fin aux massacres et exactions perpétrés sur les civils dans l’est de la République démocratique du Congo!

La réalité ivoirienne pointe du doigt des conclusions irréfutables.
Les conditions convenues pour la tenue d’élections démocratiques en Côte d’Ivoire n’ont pas été créées. Malgré les fortes allégations de fraudes électorales, la communauté internationale a décidé de ne mener aucune vérification du processus et des résultats annoncés. Cela a laissé sans réponse la question, d’une importance vitale, de savoir qui a gagné les élections, ce que Ouattara pourrait avoir fait.

L’Organisation des Nations Unies a décidé d’abandonner sa neutralité de gardien de la paix, en décidant d’être un partisan belligérant dans le conflit ivoirien.

La France a utilisé sa place privilégiée au sein du Conseil de sécurité afin de se positionner pour jouer un rôle determinant dans l’avenir de la Côte d’Ivoire, son ancienne colonie dans laquelle, entre autres, elle a d’importants intérêts économiques. Elle a rejoint l’Organisation des Nations Unies pour veiller à ce que Ouattara sorte vainqueur du conflit ivoirien.

Cette initiative a répondu aux intérêts nationaux français, conformément à la politique françafricaine, qui visent à perpétuer une relation particulière avec ses anciennes colonies africaines. Cela est conforme aux observations faites par l’ancien président français François Mitterrand, quand il disait:«Sans l’Afrique, la France n’aurait pas d’histoire au 21e siècle», ce que l’ancien ministre des Affaires étrangères français Jacques Godfrain a confirmé quand il a dit:“Un petit pays [France], avec peu de forces, nous pouvons déplacer une planète grâce [à nos] ... relations avec 15 ou 20 pays africains...

L’Union Africaine n’est pas non plus sans reproche, car elle n’a pas su s’affirmer pour convaincre tout le monde à travailler afin de parvenir à la réconciliation entre les Ivoiriens, et donc à une paix durable. Malheureusement, les résultats obtenus en Côte d’Ivoire consacrent un conflit endémique dans ce pays. Ceci parce qu’elle a placé entre les mains exclusives de la rébellion de 2002 le droit de déterminer l’avenir du pays, là où la situation objective exigeait et exige encore que les peuples de Côte d’Ivoire s’engagent à égalité pour de déterminer leur destin commun.

Au cours de la décennie durant laquelle il fut président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo n’a eu aucune possibilité d’agir de son propre chef pour réunifier le pays et réaliser la réconciliation entre ses diverses populations, malgré l’existence d’accords négociés à cet effet. En tant que président du pays, Ouattara ne parviendra pas à réaliser ces objectifs, en agissant de son propre chef, en dehors du contexte d’un accord honnête avec les parties de la population ivoirienne représentée par Gbagbo.

Ce qui devait arriver avait été prévu par l’ambassadeur des États-Unis d’alors en Côte d’Ivoire, Wanda L. Nesbitt. En Juillet 2009, elle en avait ainsi informé le gouvernement des États-Unis :

“Il semble maintenant que l’accord de Ouaga IV, [le quatrième accord de l'accord politique de Ouagadougou, qui prescrit que le désarmement doit précéder les élections], est fondamentalement un accord entre Blaise Compaoré [Président du Burkina Faso] et Laurent Gbagbo à partager le contrôle du nord jusqu’à la fin des élection présidentielle, en dépit du fait que le texte appelle les Forces Nouvelles à rendre au gouvernement le contrôle du nord et à achever le désarmement complet deux mois avant les élections..."

"Mais les 5.000 soldats des Forces Nouvelles qui doivent être « désarmés », et regroupés dans des casernes dans quatre grandes villes dans le nord et l’ouest jusqu’à ce qu’une nouvelle armée nationale soit créée, représentent une capacité militaire sérieuse que les FAFN [Forces Nouvelles] ont l’intention de garder bien entraînés et en réserve jusqu’à la fin de l’élection. La remise du pouvoir administratif des FAFN aux autorités civiles du gouvernement était un pré-requis pour les élections, mais, comme les voyageurs vers le nord (y compris le personnel des ambassades) le confirment: les FAFN conservent de facto le contrôle de la région en particulier quand il s’agit des finances."


L’incapacité à résoudre les “pré-requis aux élections” a prédéterminé leurs résultats. Le contrôle par les rebelles du Nord, cité par l’Ambassadeur Nesbitt, a déterminé le résultat de l’élection présidentielle de 2010. De même, c’était les “capacités militaires” de la rébellion, dont l’Ambassadeur Nesbitt faisait mention, qui ont été utilisées pour s’assurer que Ouattara devienne président de la Côte d’Ivoire.

Il n’est pas étonnant qu’au plus fort de la crise post-électorale, Laurent Gbagbo ait crié: "j’ai été trahi !"

À la fin de tout cela, il y a de nombreuses victimes.

L’une d’entre elles est l’Union Africaine. Les événements tragiques en Côte d’Ivoire ont confirmé la marginalisation de l’union dans sa capacité à résoudre les défis les plus importants d’Afrique.

Au lieu de cela, l’UA a affirmé la capacité des grandes puissances à intervenir pour résoudre ces problèmes, à l’aide de differents moyens pour légitimer leurs actions en persuadant l’Organisation des Nations Unies d’autoriser leurs interventions égoïstes.

L’ONU est une autre victime. Elle a gravement compromis sa capacité à être acceptée comme une force neutre dans la résolution des conflits internes, comme celui en Côte d’Ivoire. Il sera désormais difficile pour l’Organisation des Nations Unies de convaincre l’Afrique et le reste du monde en développement qu’elle n’est pas qu’un simple instrument entre les mains des grandes puissances. Cela a confirmé l’urgence de la nécessité de restructurer l’organisation, basée sur l’idée que dans sa structure actuelle les Nations Unies n’ont pas la capacité d’agir en tant que représentant véritablement démocratique de ses États membres.

Ainsi, de diverses manières, les événements en Côte d’Ivoire pourraient servir à un moment déterminant en termes de l’urgente nécessité de restructurer le système des relations internationales. Ils ont mis en évidence la réalité de l’équilibre et des abus de pouvoir après la guerre froide, et mis fin à la fiction que les grandes puissances respectent la primauté du droit dans la conduite des relations internationales, même telle que définies par la Charte des Nations Unies, et que, en tant que démocrates, ils respectent les opinions des peuples du monde.

Nous ne pouvons qu’espérer que Laurent et Simone Gbagbo et le peuple ivoirien ne continuent pas à souffrir, victimes maltraitées et humiliées d’un système mondial qui, dans son intérêt, tout en criant haut et fort l’universalité des droits de l’homme, ne cherche qu’à perpétuer la domination du plus grand nombre par quelques-uns qui disposent de la prépondérance du pouvoir politique, économique, militaire et médiatique.

Vues les procédures perverses et toxiques qui ont frappé la Côte d’Ivoire, on peut se poser la question d’urgence: Combien d’abus de pouvoir flagrants vont encore devoir subir l’Afrique et le reste des pays en voie de développement, avant qu’un véritable système démocratique de gouvernance mondiale ne soit réalisé ?

Version anglaise: cameroonvoice.com


Tract à l'intention des Français désinformés
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tract Gbagbo Cote d'IvoireL'excellent journaliste québecois Bernard Desgagné a écrit un formidable article de synthèse sur la crise ivoirienne. En voici une autre version au format PDF, avec quelques analyses supplémentaires, des liens hypertextes pour appuyer son argumentation, et surtout plus adaptée à un public français désinformé de la véritable situation en Côte d'Ivoire.

Si vous participez à des manifestations en France, notamment à l'occasion du 1er Mai, et que vous souhaitez mobiliser les Français contre le coup d'état commis par Sarkozy en Côte d'Ivoire au bénéfice de Ouattara-le-boucher, au prix de milliers de morts, vous pouvez imprimer et découper ce tract au format PDF.

L'objectif est d'obtenir autant de signatures que possible à la pétition pour la libération immédiate du président Gbagbo, car la vie des opposants à Ouattara est menacée.
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Nécrologie
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Lu sur infoscoted'ivoire.net à le 26 Avril:

Attention, les éléments des forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire auxquels les nouvelles autorités, parachutées aux affaire par la France à la suite de son coup d’Etat historique du 11 Avril 2011, demandent de regagner les rangs, sont en danger ! Selon les informations qui nous parviennent, cet appel est un véritable piège que Ouattara et ses hommes leur tendent. La preuve, selon des indiscretions confirmées par une source bien introduite au Golf Hôtel, 38 éléments des forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDS-CI) venus se rallier à Ouattara auraient été froidement abattus, récemment, par des hommes de l’ami de Sarkozy. 24 heures après leur arrivée au Golf Hôtel, ils ont été piégés et abattus à bout portant. Ce crime odieux a été commis, non pas au Golf Hôtel, mais en pleine forêt du Banco, soutient notre interlocuteur qui révèle même que plusieurs autres exécutions de ce genre sont programmées pour ainsi « régler le compte des soldats restés fidèles au président Laurent Gbagbo et qui ont, par leur fidélité, retardé l’installation du valet de Sarkozy au pouvoir ». Notre informateur, la peur au ventre, la gorge nouée d’angoisse, lance cet appel : " s‘il vous plait, avertissez tous ceux que vous connaissez dans les forces de défense et de sécurité, afin qu’ils évitent de tomber dans le piège d’appel au ralliement, qui a pour but de cibler et mettre la main sur les FDS pro-Gbagbo pour les éliminer lâchement". Comme on le voit, une autre forme d’épuration ethnique est en marche au sein de la nouvelle armée dont parle Ouattara.

38 morts, donc. 38 morts anonymes de plus...

En 2003, Stephen Smith, journaliste chez Libération, signait un livre intitulé Négrologie, Pourquoi l’Afrique meurt. Les actionnaires de son journal ayant tout mis en œuvre pour lui donner raison, il nous faut maintenant passer de sa Négrologie à notre Nécrologie, sans omettre personne.

L’idée est simple. Il s’agit de répertorier tous ceux qui ont perdu la vie depuis le déclenchement du coup d’état de Sarkozy. Répertorier tous nos frères, nos sœurs, nos parents, nos amis tombés par le fait de la licorne, de l’ECOMO(R)G(UE), de l’ONUCI, des DOZOS, des FRCI et autres milices. Un mort est un mort, quelque soit sa coloration politique, et la faute revient à Sarkozy et Ouattara-le-boucher.

Les informations à répertorier sont : Le nom et le prénom de la victime, son âge, son sexe, sa nationalité, son activité, le lieu et les circonstances de son assassinat. Envoyez ensuite votre nécrologie à victimesdesarkozyencotedivoire@gmail.com
Notez qu’il s’agit des personnes dont on a la certitude absolue qu’elles ont été tuées par cette sale guerre.

On évoque souvent le devoir de mémoire à propos des crimes contre l’humanité. L’humanité s’étendant jusqu’en Afrique, il nous faut répertorier tous nos morts tombés au cours de ce coup d’état, et dresser un monument aux morts, fut-il virtuel. Nous nous souviendrons alors de toutes les personnes tuées pour la cause du pays depuis le déclenchement de cette crise, car oublier ces crimes contribue à faire prospérer les agissements meurtriers de ceux qui les fomentent.
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La vie de Laurent Gbagbo est en danger !
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Qu'est-ce que cache le l'article du nouveau réveil intitulé "Gbagbo a tenté de se suicider samedi à Korhogo" ?

Selon ce journal pro-Ouattara:
Des informations en provenance de Korhogo font état de ce que l`ex-chef de l`Etat, arrêté et assigné à résidence surveillée dans cette ville du Nord de la Côte d`Ivoire, aurait tenté de mettre fin à ses jours dans la matinée du 23 avril, la veille du jour de la célébration de la Pâques, en se servant de ses propres vêtements. Ce sont ses geôliers (casques bleus) qui l`auraient retrouvé inanimé dans sa chambre. Un médecin appelé d`urgence aurait réussi à le sauver. Ses jours ne seraient pas en danger.

Et ce journal renchéri sur le supposé niveau de désespoir du président Gbagbo qui aurait tenté de mettre fin à ses jours "avant le jour même où les chrétiens du monde entier célébraient la résurrection du Christ".
 

Le président Gbagbo arrive dignement à Korhogo

Pour qui connaît la force de caractère du président Gbagbo et son engagement spirituel, cette nouvelle est pour le moins surprenante, pour ne pas dire franchement improbable. Cet article signé Paul Koudou, le pseudonyme utilisé par ce journal quand il fait la désinformation dont il est coutumier, ressemble à une préparation de l’opinion à la mort du président Gbagbo, c'est-à-dire son assassinat qui sera maquillé en suicide. On connait la propension de Ouattara et ses sbires à mettre en œuvre le « suicide » de leurs adversaires : après avoir tiré une balle dans la mâchoire de Désiré Tagro, dont il est décédé, ses tueurs imposent la version de son suicide dans les médias acquis à leur cause.

Si le président Gbagbo a effectivement été trouvé inanimé samedi matin par les casques bleus, cela indique d’une part qu’il a sans doute été victime d’exactions pendant la nuit. Cela signifie d’autre part que l’ONU ne protège pas le président Gbagbo, mais qu’il est laissé aux mains des tortionnaires FRCI. Tant que le président Gbagbo n’a pas été libéré, l’ONU qui est responsable de sa sécurité doit isoler Laurent Gbagbo des milices FRCI pro-Ouattara, dont la brutalité est aujourd’hui notoire. Il suffira de voir le traitement infligé à Paul Dakoury Tabley, gouverneur de la BCEAO, au motif qu’il a versé le salaire des fonctionnaires ivoiriens jusqu’au mois de février au grand dam de Ouattara.

Il est par conséquent urgent d’agir pour libérer Laurent Gbagbo et ses proches, en signant la pétition pour sa libération immédiate et en faisant pression sur le sénat américain.
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Entre l'AP et l'AFP, le F de la petite france
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Voici le même fait relayé par deux médias "internationaux", de ceux qu'on site en garantie d'objectivité. Commençons par Associated Press:

Le chef du parti de Laurent Gbagbo emmené de force par des soldats

De The Associated Press

ABIDJAN, Côte d’Ivoire — Des soldats ont emmené de force, vendredi, le puissant chef du parti politique de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, même s'il était sous la protection des casques bleus de l'ONU dans un hôtel d'Abidjan.

La porte-parole du gouvernement d'Alassane Ouattara, Ahoussy Bamba, a indiqué qu'elle n'avait pas d'informations sur ce qui est arrivé à l'ancien premier ministre Pascal Affi N'Guessan, chef du Front populaire ivoirien.
Une demi-douzaine d'hommes vêtus d'uniformes militaires sont arrivés à l'hôtel Pergola, vendredi soir, et ont défoncé la porte de la suite où se trouvait M. N'Guessan. Un journaliste de l'Associated Press était présent quand les soldats ont sorti l'ancien premier ministre. Il a été frappé à la tête.
Pascal Affi N'Guessan était détenu dans cet hôtel avec plusieurs autres anciens responsables du gouvernement de Laurent Gbagbo, sous la surveillance d'anciens rebelles qui ont combattu pour installer Alassane Ouattara au pouvoir. L'entrée de l'hôtel est quant à elle gardée par des casques bleus de l'ONU.
L'ancien président Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril à Abidjan, mettant fin à une dispute électorale sanglante qui a duré quatre mois

Lisons maintenant la version de l'Agence France Presse:

Côte d'Ivoire: le chef du parti de Gbagbo transféré au QG de Ouattara

AFP

Le chef du parti du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo, Pascal Affi N'Guessan, en résidence surveillée dans un hôtel d'Abidjan, a été transféré vendredi soir au QG du chef de l'Etat Alassane Ouattara, après avoir accordé une interview à des médias, a indiqué le ministre de l'Intérieur.
Pascal Affi N'Guessan, chef du Front populaire ivoirien (FPI), "a été emmené au Golf hôtel.

On a choisi de l'emmener au Golf pour l'instant", a déclaré à l'AFP Hamed Bakayoko.
L'ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo se trouvait depuis la semaine dernière, avec d'autres personnalités de son camp, en résidence surveillée à l'hôtel La nouvelle pergola à Abidjan, sous la garde des Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara, et de Casques bleus de la mission onusienne Onuci.
M. N'Guessan avait accordé dans l'après-midi une interview à des médias français, a indiqué à l'AFP un de ses proches, qui a affirmé l'avoir vu "emmené par des militaires" des FRCI.
Ces responsables du camp Gbagbo sont en "résidence surveillée. On a donné des règles, ils essaient d'en faire fi. Pour éviter des débordements, s'ils ne sont pas disciplinés, cela impose de les mettre dans des conditions qui puissent nous donner des assurances", a expliqué M. Bakayoko.
Arrêté le 11 avril, Laurent Gbagbo avait été retenu au Golf hôtel, avec son épouse Simone, avant d'être placé seul en résidence surveillée dans le nord du pays.
Le 16 avril à l'hôtel La nouvelle pergola, Pascal Affi N'Guessan avait lu devant la presse, sous la surveillance des FRCI, une déclaration de son parti appelant à la "réconciliation" avec le camp du nouveau chef de l'Etat.
La chute de Laurent Gbagbo est intervenue à l'issue de plus de quatre mois d'une crise née de la présidentielle du 28 novembre 2010, et de dix jours de guerre dans la capitale économique.
Près de 1.000 personnes ont été tuées dans des violences au cours de la crise.
Le président Ouattara, après son investiture qu'il prévoit dans la deuxième quinzaine de mai, doit former un gouvernement d'union comportant notamment des représentants de l'ancien pouvoir.
Il a obtenu ces derniers jours l'allégeance de la plupart des chefs militaires et des présidents des principales institutions du pays.
Son gouvernement, tout en prônant la réconciliation, a annoncé qu'il allait demander des enquêtes sur les "crimes" présumés du régime défait.

Lisons enfin le même fait relaté par l'agence ivoirienne DirectScoop, un de ces médias ivoiriens que les occidentaux n'estiment pas fiable:

Côte d’Ivoire : Le parti du Président Gbagbo, interdit de parler à la presse

Publié le 23 avril 2011 par directscoop

ABIDJAN – Le chef du Front Populaire Ivoirien (parti fondé par le Président Laurent Gbagbo) a été enlevé jeudi à l’hôtel Pergola, par des éléments de l’ONUCI et des FRCI (forces loyales à Ouattara, chef d’Etat imposé par la communauté internationale), après avoir été empêché de lire une déclaration de son parti sur l’actualité politique devant la presse.
Plusieurs sources concordantes ont rapporté qu’il serait « détenu » à l’hôtel du Golf, QG d’Alassane Ouattara.

Selon une source présente au sein de l’hôtel, censée être protégée par l’ONUCI et les FRCI, ceux-ci auraient « fait irruption dans la suite de Madame la ministre Danielle Boni Claverie (nationalité ivoirienne et française) où devait se tenir ladite conférence de presse, et emporté manu militari le matériel de France 24 et de RFI, sous le prétexte qu’il fallait une autorisation avant de tenir la conférence en question.»
Les personnalités, essentiellement des proches du Président Gbagbo (membres du gouvernement, cadres du FPI etc.) présentes dans ledit hôtel se sont retrouvées en « résidence surveillée », après avoir fui les exactions et autres représailles des combattants pro-Ouattara suite à la capture du Président.
« Les personnalités de LMP (La Majorité Présidentielle, coalition politique qui a soutenu la réélection du Président Gbagbo) qui se trouvent en ce moment à l’hôtel La Pergola ne sont pas libres de leurs mouvements et de leurs actions politiques», poursuit la même source qui révèle que « les communications téléphoniques (y) sont interdites ».
Plusieurs personnalités dont le Ministre Tagro ont été assassinées suite à la capture du Président ivoirien Laurent Gbagbo par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI qui soutient Ouattara. D’autres sont portées disparues, enlevées par les hommes de Ouattara. Des pillages et incendies de domiciles de proches du Président Gbagbo ont aussi été signalés.
Toutes ces violations des droits de l’homme s’ajoutent à celles déjà signalées à l’intérieur du pays, notamment à l’Ouest où près d’un millier, selon les organisations internationales, de personnes ont été systématiquement tuées par les FRCI.
Le contentieux électoral né du scrutin du 28 novembre s’est transformé en une guerre avec l’ingérence armée de la France et de l’ONU (Organisation des Nations Unies) qui soutiennent Alassane Ouattara.
Le Président Laurent Gbagbo, a été reconnu et investi Président par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs en Côte d’Ivoire alors qu’Alassane Ouattara, se fonde lui sur une certification « controversée et précipitée » du représentant de l’ONU à Abidjan.

 
Selon AP, Affi N'guessan a été frappé et emmené manu militari au cours de sa conférence de presse. Selon l'AFP, Affi N'guessan aurait été gentiment transféré après sa conférence de presse. Les journalistes français présents sur place, dont le matériel aurait été confisqué selon DirectScoop, se contentent de la version de l'AFP comme on peut le lire sur le site de France 24, tandis que RFI ne mentionne pas cette enlèvement.

Alors qu'AP se contente d'exposer les faits, l'AFP ajoute des informations fantaisistes comme une sous-évaluation du nombre de morts à Abidjan au cours des combats, quand on sait qu'il y a eu plus de 2300 morts en une seule nuit de bombardements français. Pire, l'AFP insinue qu'Affi N'guessan avait pu s'exprimer librement lors d'une conférence de presse donnée le 16 Avril, alors que ce fut loin d'être le cas selon ce qu'a écrit Affi N'Guessan le 18 avril sur son mur facebook:

Regardez le reportage complet fait par les journalistes de TV5 pour savoir dans quelles conditions j'ai pu faire ma déclaration de ce weeekend. Regardez à partir de la 3e minute du journal pour savoir toute la vérité. Je ne suis pas libre de mes mouvements et je suis sous étroite surveillance de soldats rebelles ainsi que tous les responsables LMP qui sont avec moi !

Pascal Affi N'Guessan avait-il été placé en résidence surveillée comme l'affirme l'AFP ? Absolument pas ! Le Président du FPI, craignant pour sa sécurité après l'arrestation du Président Laurent Gbagbo par la France, avait demandé et obtenu une protection de l'ONUCI, qui lui avait proposé sa base de l 'Hôtel "La nouvelle pergola" en zone 4. Affi N'Guessan s'y était installé depuis quelques jours avec des membres de la Direction du FPI et des ministres. Il n'était donc pas en résidence surveillée sous la responsabilité des milices FRCI, puisque lui et ses amis y sont partis volontairement rechercher la protection de l'ONU. La dernière déclaration du FPI n'ayant pas plu au régime Ouattara, Affi N'Guessan a été enlevé manu militari au cours de sa conférence de presse.

Sous la protection de l'ONU, la liberté de parole d'Affi N'Guessan aurait donc du être respectée, comme ce fût le cas pour Alassane Ouattara au Golf Hôtel après sa défaite électorale. Au contraire, l'ONUCI n'est pas intervenue pour protéger Affi N'Guessan et empêcher son enlèvement par des miliciens violents. Dans son communiqué l'AFP n'a fait que tenter de justifier l'injustifiable en relayant les propos de M. Bakayoko. Pour un peu, l'AFP accuserait Affi N'Guessan de trouble à l'ordre public...

La conclusion s'impose. Alors que les journalistes français sont témoins de graves atteintes à la liberté d'expression, ils maquillent les faits conformément à la ligne éditoriale qui leur a été fixée: soutien total au régime Ouattara, fut-il une sombre dictature.

Entre l'AP et l'AFP, il y a un F, celui de la petite france, la minuscule, la france des petits fonctionnaires zélés, la france des papons, la france des collabos !

Pas d'amnistie pour les miliciens FRCI !
criseivoirienne
Après la déclaration de Mamadou Koulibaly à la sortie de son entretien avec Ouattara, dont on pourra lire  une analyse optimiste de Simplice Allard et un compte rendu pro-Ouattara; Après une inquiétante rencontre entre Ouattara et Yao N'Dre où il aurait été question de maquiller le putsch de Ouattara; M. Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, fait une mise au point aussi pacifique que courageuse, qui souligne l'aspect politique et humain de la crise post-électorale au delà de son aspect légal,  soulignant au passage la dérive dictatoriale du régime Ouattara et l’incarcération arbitraire des cadres du FPI et du président Gbagbo:

 
DECLARATION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN

La situation sociopolitique dans notre pays a été marquée cette semaine par deux faits majeurs :
  • Les tentatives des nouvelles autorités pour remettre en marche la machine économique et sociale ;
  • Le processus de légitimation du nouveau régime à travers le ballet des Présidents et Chefs d’Institutions.
Vivement préoccupés par la persistance de l’insécurité et dans le souci de contribuer à la normalisation rapide de la vie politique, économique et sociale du pays, le Front Populaire Ivoirien (FPI) et La Majorité Présidentielle (LMP), par ma voix, estiment indiqué :
  • de faire le point de la situation sociopolitique nationale ;
  • d’analyser le processus de légitimation institutionnelle entrepris par le nouveau régime ;
  • d’évoquer la nécessité d’une solution politique de sortie de crise.

SITUATION SOCIOPOLITIQUE NATIONALE

Presque deux semaines après les douloureux événements du 11 avril 2011, la situation sociopolitique reste marquée par la persistance de l’insécurité et des atteintes aux libertés et aux droits de la personne humaine.
En l’absence des forces régulières de police et de gendarmerie, des combattants armés continuent de sévir dans les différents quartiers d’Abidjan et à l’intérieur du pays. Chaque jour, il est fait écho d’arrestations arbitraires et de détentions abusives sous le prétexte de la recherche de caches d’armes. Les violations de domiciles sont monnaies courantes et les actes de pillages continuent.
Pour échapper aux exactions, voir à la mort, les cadres, militants et sympathisants du FPI et de LMP vivent depuis plus d’un mois dans la clandestinité, la peur et la précarité, séparés de leurs familles, femmes et enfants. Beaucoup d’entre eux ont pris le chemin de l’exil. A ce jour, plus de dix mille exilés sont enregistrés au Ghana, Togo et Bénin.

Le sentiment d’insécurité est renforcé à Abidjan en particulier par la poursuite des combats, notamment à Yopougon et à Abobo où entre groupes d’auto-défense, Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et partisans d’Ibrahim Coulibaly dit IB, on ne sait plus qui attaque qui. Le tout est que les populations fuient les quartiers, abandonnant leurs domiciles aux pilleurs. Ces pillages sont d’une telle ampleur et si systématiques qu’ils apparaissent comme une dimension du plan de conquête d’Abidjan.

Dans ce contexte de violence, l’Etat de droit et les libertés sont étouffés. L’arbitraire règne en maître. Les acquis démocratiques de la longue lutte du FPI sont aujourd’hui menacés. "Notre Voie", le quotidien du FPI ne peut paraître ; les bureaux ont été saccagés, le matériel informatique et technique emporté et l’imprimerie d’un coût de près de cinq cent millions (500 000 000) FCFA incendiée. L’opposition est réduite au silence.

C’est le règne de la pensée unique dans l’audiovisuelle comme dans la presse écrite et une ambiance de dictature s’installe progressivement sur le pays. Elle alimente la peur et la méfiance des uns. Elle encourage les actes d’agression et d’humiliation perpétrés par les autres. Le pays est divisé : entre les vainqueurs du 11 avril et les autres.

Comment combler cette fracture ? Comment rassembler et légitimer les institutions représentatives à même de restaurer la paix et la cohésion nationales ?
La guerre et la violence ont montré leurs limites. Malgré le 11 avril 2011, le pays n’a pas retrouvé la paix ; au contraire les positions se sont radicalisées et la fracture sociale s’est élargie ; il n’y a pas de solution militaire à une crise politique. Mais en même temps, il serait illusoire d’espérer résoudre la crise politique par des arrangements entre Chefs d’Institutions.
 

DE LA LEGITIMATION INSTITUTIONNELLE

Les visites au Chef de l’Etat, du Président de l’Assemblée Nationale d’une part et du Président du Conseil Constitutionnel d’autre part, remettent au goût du jour les questions initiales de la crise post-électorale que sont la question de la légitimité et celle de la légalité.
Les aborder aujourd’hui signifie que le 11 avril ne les a pas réglés. Mais les aborder par le biais des institutions est une illusion ; car ces questions sont d’abord politiques c’est-à-dire qu’elles sont en liaison avec les choix et les déterminations du peuple, avant d’être juridiques et institutionnelles.

C’est pourquoi est d’avance vouée à l’échec, toute solution qui chercherait, comme cela semble se dessiner à l’heure actuelle, à faire l’impasse sur l’ouverture de négociations franches et sincères avec les forces politiques et sociales significatives du pays.
Au demeurant, comment le groupe parlementaire FPI peut-il siéger dans la sérénité et participer activement aux débats de l’Assemblée Nationale alors que sa Présidente est emprisonnée pour des motifs politiques et sans que son immunité parlementaire n’ait été levée ?
Comment le Groupe parlementaire peut-il avoir une oreille attentive au discours du Chef de l’Etat alors que Laurent Gbagbo, Fondateur du parti croupit en prison en un lieu inconnu de ses proches et que cette situation divise le pays
?

Comment le Président du Conseil Constitutionnel peut-il justifier et fonder l’investiture de deux Présidents pour la même élection présidentielle ? etc.
En définitive, seule une solution politique issue de négociations et d’un consensus de la classe politique peut permettre à notre pays d’éviter le ridicule et de sortir dignement de cette crise politique.


D’UNE SOLUTION POLITIQUE DE SORTIE DE CRISE

Sortir le pays de la crise exige courage politique et sens élevé de la responsabilité. Faire preuve de courage politique, c’est regarder la vérité en face et reconnaître que le pays est en crise et que cette crise est principalement d’ordre politique.
Faire preuve de responsabilité, c’est reconnaître que depuis la chute du mur de Berlin et dans les pays en développement et en transition démocratique comme le nôtre, il n’y a pas trente-six mille manières de résoudre une crise politique, mais une seule, celle de la négociation et du dialogue politique. Elle exige humilité, hauteur de vue et ouverture d’esprit, sens de l’intérêt national. Elle exige de la patience ; mais elle est durable si la sincérité et la bonne foi animent les différents acteurs.

En l’occurrence, la solution politique de sortie de crise permettra de restaurer la confiance mutuelle, d’assurer la décrispation de l’environnement sociopolitique et de créer les conditions de la paix, de la sécurité, de la réconciliation nationale et de la stabilité politique.
La solution politique de sortie de crise adressera les questions suivantes liées à :
L’ordre public et la sécurité des personnes et des biens ;
Au désarmement, au retour des militaires dans les casernes, au rapatriement des mercenaires, etc. ;
La sécurité physique, juridique et professionnelle des membres des Forces de Sécurité et de Défense (FDS) loyalistes ;
  • L’adoption d’une solution négociée, dans la dynamique de la réconciliation nationale pour mettre fin aux mouvements armés à Yopougon et à Abobo ;
  • La réinstallation des déplacés et le retour des exilés ;
  • Le rétablissement des médias d’Etat et le traitement équitable des différents courants d’opinion ;*
  • La restauration des acquis démocratiques ;
  • L’adoption d’une loi d’amnistie pour fermer la grande parenthèse et la crise sociopolitique en Côte d’Ivoire et pour poser les jalons de la réconciliation nationale ;
  • La libération du Président Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers politiques.

CONCLUSION

Terre d’espérance, la Côte d’Ivoire est à genoux, mais elle ne s’est pas encore écroulée. Elle peut et elle doit se relever avec l’engagement de tous ses fils et de toutes ses filles.
C’est pourquoi il est impérieux que s’engage ici et maintenant, le dialogue politique et des négociations avec les forces politiques et sociales pour fonder un consensus national pour un nouveau contrat social ; un contrat pour la restauration et pour la réconciliation nationale.
 
Fait à Abidjan le 21 avril 2011
Pascal Affi N’guessan
Président du FPI
 

Cette déclaration du FPI pose néanmoins une question fondamentale : Peut-on amnistier tous les crimes commis par la milice FRCI de Ouattara, tandis que le collectif des avocats du président Gbagbo va porter plainte pour crimes contre l’humanité suite aux massacres de Duékoué ?

Selon Patrick Baudoin du FIDH  : « il ressort de la coutume internationale comme des principes généraux du droit que les dispositions des lois d'amnistie ayant pour objet d'effacer les crimes les plus graves sont incompatibles avec le droit international des droits de l'homme.
Ainsi, le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie, réaffirmant le caractère universel de l'interdiction de la torture, a-t-il jugé qu'il serait absurde de poser une telle règle pour pouvoir la contourner aussitôt par le biais de l'amnistie des tortionnaires. L'applicabilité de l'amnistie se heurte en outre au droit de recours des victimes à une justice effective et reviendrait ainsi pour la France à violer ses obligations internationales en matière de droits de l'homme.
»

Ainsi, un crime qui n’est pas prescriptible n’est pas amnistiable non plus, comme cela a aussi été souligné lors du jugement des crimes de la Junte militaire argentine. Le crime contre l’humanité ayant été jugé, il pourra alors être l’objet d’un devoir de mémoire. Le devoir de mémoire est indissociable de la Justice. Il consiste à ne pas oublier le crime jugé afin qu’il ne se reproduise pas. Un devoir de mémoire amputé de la justice n’est qu’un ressassement des crimes qui ne peut pousser qu’à la vengeance, ce qui est donc contraire à la paix. Sans Justice, point de Paix !

Alors que Ouattara réclamait le TPI à l’encontre du président Gbagbo jusque dans les colonnes du Figaro, à cause de ses supposés crimes, il faut aussi réclamer le TPI pour les crimes contre l’humanité, quant à eux bien réels, encore commis actuellement par les milices FRCI de Ouattara et Soro !

Loin de faire de telles revendications, mais parce qu’il s’apprêtait à dénoncer la dérive pour le moins dictatoriale du régime Ouattara au cours d’une conférence de presse, Pascal Affi N’guessan a été frappé en public par la milice FRCI et incarcéré au QG de Ouattara ! Ainsi va la "démocratie" en Côte d'Ivoire grâce à la France et à l'ONU...

La France a-t-elle le droit de vie ou de mort sur chaque Ivoirien ?
criseivoirienne
La "communauté internationale" a-t-elle donné à la France le droit de vie ou de mort sur chaque Ivoirien ? Telle est la question qu'on peut se poser à la lecture de cette dépêche d'Infos Côte d'Ivoire.net:

Hier mercredi 20 Avril 2011, dans la commune de Yopougon, un fief des partisans du Président Laurent Gbagbo, des combats à l'arme lourde ont encore eu lieu entre les hommes du valet de Sarkozy en Côte d’Ivoire et des combattants restés fidèles au président Gbagbo victime d'un coup d'Etat perpétré par la France, il y a dix (10) jours. Selon des témoins, les combats étaient concentrés au niveau des quartiers Koweït, Jérusalem, toits rouges et camp militaire, Sicogi, Mossikro, Sogephia et Niangon, des secteurs solidement tenus, dit-on, par ces combattants restés fidèles au Président Laurent Gbagbo, qui sont également présents dans plusieurs autres quartiers de la commune. « Sans Gbagbo, pas de désarmement », soutiennent ces combattants pro-Gbagbo. Depuis hier les hommes de Ouattara sont passés à une offensive plus accrue en faisant même usage des armes lourdes. Une offensive qui s'est soldée par un échec. Les combattants restés fidèles au président Gbagbo et très déterminés ont vaillamment résisté au point de les mettre en déroute. Ne pouvant plus opérer seuls, les hommes de Ouattara se sont fait aider, le mercredi dernier, par la force licorne et l'Onuci. Les hélicos de combats ont encore décollés pour appuyer les soldats de Ouattara au sol. Malgré ce renfort, cette coalition n'a pas eu raison de ces braves combattants de Yopougon.

En vertu de quelle résolution de l'ONU la France peut-elle de nouveau utiliser ses hélicos de combat pour bombarder des quartiers habités par des civils ? En vertu de quoi la France s'arroge-t-elle le droit de tuer chaque jour des dizaines d'Ivoiriens sans qu'aucun organisme international ne s'en émeuve ? Quelle légitimité permettrait à l'armée Française d'effectuer un coup d'état en faveur d'un putschiste dans un état souverain, et autoriserait aujourd'hui l'usage d'une force aveugle et enragée contre des civils ? Car ce sont bien les civils qui sont victimes de ces combats, dont le récit par direct-Scoop pointe du doigt l'incurie des Forces dites Républicaines de Ouattara (FRCI), et leur usage inconsidéré des armes lourdes :

ABIDJAN – Les combattants fidèles à Alassane Ouattara, ont échoué une nouvelle fois, mercredi, dans la bataille pour le contrôle de Yopougon, la plus grande commune du district d’Abidjan.
« Ils ont été repoussés jusqu’à la sortie, n’eût été l’interposition de l’ONUCI sur l’autoroute, ils (les résistants ) seraient entrés à Adjamé », rapporte notre source. Les hommes de Ouattara, à l’aide d’armes lourdes, s’étaient lancés dans la nuit du mardi à l’assaut de la commune pour une nouvelle « opération de ratissage ». Après un bombardement intensif, les forces loyales à Ouattara, seront contraintes au repli par les résistants (ex-FDS restés loyales au Président Laurent Gbagbo), non sans avoir enregistré des pertes.
Des détonations à l’arme lourde avaient été entendues toute la nuit du mardi au mercredi. Ces tirs, selon plusieurs habitants, n’étaient pas ciblés, et les obus semblaient être lancés « à l’aveuglette ». Les populations traumatisées ont commencé au petit matin du mercredi à migrer vers les zones jugées plus calmes.
Cette « opération de ratissage » lancée aux lendemains de la capture par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI du Président Laurent Gbagbo semble s’éterniser pour les abidjanais qui espéraient un retour rapide au calme.
 

Cet usage inconsidéré des armes lourdes contre des civils doit être condamné par l'ONU au titre de la résolution 1975 :

Le 30 mars, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1975 par laquelle :
— il demande instamment à Laurent Gbagbo de se retirer ;
il demande à l’ONUCI d’utiliser « tous les moyens nécessaires pour mettre en œuvre son mandat de protéger les civils (…) y compris pour prévenir l’usage d’armes lourdes » ;
— il impose des sanctions ciblées (gel des avoirs, interdiction de voyager) à l’encontre de Laurent Gbagbo, de Simone Gbagbo son épouse, du secrétaire général de la soi-disant "présidence" M. Désiré Tagro, du président Front populaire ivoirien M. Pascal Affi N’Guessan.
— Il reconnait la compétence de la Cour pénale internationale pour juger les auteurs de crimes graves en Côte d’Ivoire ;
— Il fait une référence explicite à la responsabilité de protéger.

 
En vertu du second point de cette résolution 1975, l'ONU doit de toute urgence désarmer la milice FRCI !

Ces miliciens pro-Ouattara ne sont que des pillards, des violeurs et des dozos sanguinaires, qui n'ont pour la plupart aucune formation militaire, et que la France, dans son mépris profond et raciste pour les Africains, a voulu imposer en guise de police à la Côte d'Ivoire. La milice FRCI doit être neutralisée par l'ONUCI et la Force française Licorne, avec la même vigueur que l'ONUCI et la Force française Licorne ont combattu les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d'Ivoire (FDS). Rappelons que les FDS loyalistes ont été formés dans les écoles militaires de Côte d'Ivoire et de France, et compte de nombreux officiers St Cyriens promotionnaires des officiers français.

A contrario, voici le triste spectacle offert par les miliciens FRCI en train de piller de la résidence présidentielle de Côte d'Ivoire...


...jusqu'à voler le patrimoine de l'état Ivoirien avec la complicité des soldats français dans l'enceinte de la résidence présidentielle...

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Vers une nouvelle résolution onusienne de pacification ?
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Alors que la Côte d’Ivoire quitte doucement la scène médiatique française malgré les tueries qui continuent d’ensanglanter Abidjan, le bon téléspectateur abruti au JT de TF1 pense que la France a une fois de plus fait son devoir, en aidant un gentil démocrate à accéder au pouvoir tenu par un méchant dictateur. Pourtant, un discret reportage de l’AFP préfigure un retour au premier plan du dossier ivoirien :


Ce reportage, bien obséquieux envers le caporal chef d’un escadron de la mort déjà glorifié par le journal Le Monde, a été relayé par quelques journaux dont la tribune de Genève. On y apprend donc que des bandes armées ont fait main basse sur certains quartiers d’Abidjan, et que Ouattara devrait négocier son arrivée au pouvoir avec les chefs de guerre dont ce fameux IB. Est-ce ça la glorieuse démocratie que la France venait installer en Côte d’Ivoire ? Mieux encore, selon La Voix du Peuple Gabonais qui n’est pas avare en rumeurs sur la situation politico-militaire ivoirienne, le caporal IB se serait même auto-proclamé président de la république dans son fief d’Abobo sur fond de rivalités intestines entre Ouattara et ses divers chefs de guerre ! Ajoutez à cela des combats avec les patriotes de Yopougon et même des combats fratricides entre les différentes factions des forces dites républicaines de Ouattara, composées de mercenaires qui auraient été payés avec de faux billets, et vous obtenez un cocktail explosif qui explique l’absence de Ouattara sur le terrain.

Cette situation délétère justifie le terme de pacification employé par Ouattara, comme le souligne l’excellent article de Théophile Kouamouo :

Dans son dernier discours à la Nation, Alassane Dramane Ouattara a évoqué la "pacification" de la Côte d'Ivoire, qui devrait intervenir dans les deux mois qui viennent. Ce concept de "pacification", de nature fondamentalement militaire, me semble plus juste pour décrire la situation actuelle du pays d'Houphouët-Boigny que celui, menteur, de réconciliation. […]

La France a misé sur un cheval qui n'a pas que des atouts. La principale faiblesse d'Alassane Ouattara est sa drôle d'armée, tout aussi incompétente que la légion improvisée qui sert de prétexte à l'intervention de l'OTAN en Libye. Spécialisés depuis 2002 dans les pillages et la répression des plus faibles, les rebelles ivoiriens ont conquis Abidjan et se paient sur le dos de la bête. Ce qui oblige et obligera l'ex et néo colonisateur à organiser des patrouilles mixtes en coordination avec des caporaux hâtivement transformés en officiers, et passibles de poursuites pour crimes contre l'humanité.[…]

On peut, par ailleurs, s'interroger sur les moyens que la France mettra à la disposition de son "gouverneur à la peau noire" en Côte d'Ivoire. La crise du crédit qui enserre l'Occident n'est pas un bon signe. En 2011, le FMI ne peut pas tout. L'inévitable tournure dictatoriale du régime Ouattara et les massacres de masse de ses hordes font déjà de lui un partenaire encombrant.

Afin de parvenir à ses fins colonisatrices, la France va devoir mettre en œuvre la pacification que les forces dites républicaines de Ouattara sont incapables de mener à bien, mais qui sort largement du cadre de la résolution 1975 contre les armes lourdes. Ce reportage de l’AFP qui, par définition, n’est pas conçu pour informer mais pour préparer l’opinion française, pourrait être un élément du substrat médiatique nécessaire à la mise au point d’une nouvelle résolution de l’ONU autorisant une nouvelle intervention de l’armée française pour « démanteler tout groupe paramilitaire susceptible de menacer la "démocratie" en Côte d’Ivoire ». Bien entendu, il ne s’agirait pas de pacifier Abobo où règne IB, assez complice de la France pour être l’objet de ce reportage, mais plutôt de pacifier Yopougon où la force française Licorne ne parviendrait pas à ses fins face à la détermination des patriotes irascibles…

Il faut d’ores et déjà s’opposer à une montée en puissance de l’armée française, qui mènera à de nouveaux massacres des civils !

Le bilan des bombardements français n'a toujours pas été fait, ni par l'ONU, ni par Ouattara, mais on sait qu'ils ont occasionné plusieurs milliers de morts, dont plus de 2300 civils tués au cours de la première nuit...

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Le "démocrate" Ouattara bâillonne la presse
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Pluralisme de la presse au lendemain du second tour de l’élection présidentielle,
quand chaque tendance pouvait librement se proclamer vainqueur,
avant le coup d'état français contre le supposé dictateur Gbagbo.

Alors que Reporter Sans Frontière fustigeait le supposé dictateur Laurent Gbagbo qui, ne l'oublions pas, avait dépénalisé les délits de presse en 2009, les journalistes français ne s'émeuvent pas du sort réservé aux journalistes ivoiriens avec l'avènement du supposé démocrate Alassane Ouattara. De là à penser que les journalistes de l'autoproclamée patrie des droits de l'homme ne sont pas tout à fait libre de leur expression, il y a un pas que le 44ème rang de la France au classement mondial de RSF permet de franchir allègrement. Germain Séhoué du journal Le Temps brosse un panorama de la situation dramatique des journalistes aujourd'hui en Côte d'Ivoire:

La liberté de la presse est gravement menacée en Côte d’Ivoire. Et ce, du fait d’Alassane Dramane Ouattara qui veut faire taire toute voix discordante dans le traitement de l’information et l’expression des opinions dans le pays. La chasse aux sorcières a commencé. Depuis mercredi 12 avril 2011, une liste de 17 journalistes a été établie à l’Hôtel du Golf.

Selon nos sources, il s’agit des journalistes de la radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) et de la presse écrite, qui avaient mené la résistance en faveur du régime du Président Laurent Gbagbo. Après avoir fait arrêter son adversaire Gbagbo, Alassane Ouattara veut tuer tous les journalistes qui avaient dénoncé sa politique.Voulant profiter de l’absence des journaux sur le marché et de l’interruption du signal de la RTI susceptible de révéler au monde ses exactions, il a mis en mission son escadron de la mort pour éliminer,sans que cela ne soit su de la communauté internationale, tous ceux qui pourraient le gêner dans sa politique d’épuration en Côte d’Ivoire.

Contrairement aux déclarations de bonnes intentions faites devant les cameras, déclarations selon lesquelles il n’y aura pas de chasse aux sorcières, Alassane Dramane Ouattara est en train de massacrer les Ivoiriens qui l’ont combattu, même démocratiquement, aux côtés de Laurent Gbagbo. Ses hommes, armés, passant de maison en maison, et tirant à bout portant sur des civils soupçonnés d’être patriotes, il est difficile pour les journalistes visés, de trouver un répit. Ces journalistes ne peuvent plus vivre chez eux. Leurs familles sont menacées. Certains d’entre eux en sont à leur troisième ou quatrième emménagement. Et souvent, il faut décamper dans la précipitation, sans bagage. Au lendemain du coup d’Etat qui a fait tomber Laurent Gbagbo, les hommes de Ouattara ont pénétré dans les locaux du quotidien Le Temps, du Temps Hebdo et du magasine Prestige Mag et ont pillé les bureaux. Ordinateurs, télévision écran Plasma, documents, cafetière… ils ont tout emporté.

Cette politique de Ouattara était redoutée depuis longtemps. Au cours de la crise postélectorale, un agent du journal Notre Voie, quotidien proche de la Majorité présidentielle de Laurent Gbagbo, a été tué par des partisans de Ouattara. L’émetteur de la RTI a été plus d’une fois saboté et des agents en service sur ce centre, également tués, brûlés par les hommes de Ouattara. Voilà le drame que vivent les journalistes en Côte d’Ivoire.

Alors que la politique de Laurent Gbagbo était de discipliner le milieu des journalistes et des métiers de la communication par la loi à travers les organes de régulation, Alassane lui, règle directement ses comptes par la violence et les exécutions sommaires. Et cela se fait sous l’onction de l’ONU et de la France qui ont fait le coup d’Etat et lui ont remis son adversaire Laurent Gbagbo, comme mouton de sacrifice. Les souffrances des Ivoiriens s’intensifient donc. Et il est dommage que les médias français et ceux au service de l’occident, taisent les tueries de Ouattara, homme politique qu’ils présentent même comme un ange.

Ses nombreux rebelles, lourdement armés par la France, entrent dans les maisons des gens considérés comme gênants pour Ouattara, et les exécutent. Est-ce donc cela, la démocratie que prône la France ? Est-ce admissible, en France, que lorsque le pouvoir change de main, le nouvel homme fort tue tous les journalistes non complaisants ? Dans quel pays démocratique au monde, l’opposition journalistique, la liberté de la presse n’existe pas ? La France a ouvert la porte au drame ivoirien. Que l’humanité ouvre les yeux. Sinon elle aura sur la conscience, les tueries ciblées d’Alassane Dramane Ouattara. Comme le génocide du Rwanda. Il faut donc secourir les journalistes ivoiriens, parce que Ouattara va les décimer au cours des deux mois qu’il s’est fixés pour pacifier la Côte d’Ivoire.

Cameroon Voice illustre cette censure avec la situation de Saint Claver Oula
, rédacteur en chef du Nouveau Courrier dont le blog a cessé d'être mis à jour depuis le coup d'état contre le président Laurent Gbagbo, menacé de mort pour avoir publié des articles défavorable à Ouattara. Théophile Kouamouo décrit des menaces similaires, qui apparaissent d'ailleurs parmi les commentaires de ses notes. Ces menaces envers les journalistes et leur famille ont aussi poussé des journaux en ligne et d'éminents blogueurs à cesser leur activité.

Par conséquent, si la presse écrite réapparaît dans les kiosques cette semaine, comme le rapporte le site cotedivoire-lavraie, la presse favorable au président Gbagbo en est absente: on constate l'absence des journaux, comme "notre voie", "Le Temps" et "Le nouveau courrier" qui ont décidé de défendre la légalité constitutionnelle, des journaux dont les sièges ont été saccagés et pillés par les rebelles de ouattara. Les journaux qui ont fait leur apparition sont:"Nord-Sud", "Le patriote", "L'intelligent d'Abidjan" et "Le mandat" (tous pro-ouattara), "Fraternité matin" (pro-gouvernemental), "Soir-info" et "l'inter" (qui ont fait allégeance au camp ouattara).

Bienvenue à Duékoué, laboratoire de Ouattara
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Le journal Le Figaro ne s'est pas contenté des mensonges de l'AFP sur la Côte d'Ivoire, mais a dépêché un envoyé spécial à Duékoué pour faire la lumière sur les massacres. Malgré quelques analyses entachées de la propagande française, il convient de rendre hommage à ce travail globalement honnête.

À Diahouin, à 11 km de Duékoué, les six puits du village sont encore remplis de cadavres. Les maisons qui n'ont pas été incendiées ont été pillées. Les pépinières de cacaoyers sont détruites. Quant aux rares villageois à être restés sur place, ils attendent le retour improbable de leurs proches, qui ont fui pour se cacher en brousse. Quatorze personnes ont été enterrées, d'autres sont portées disparues. Personne n'a le courage de vider les puits.

La conquête de Duékoué (ouest) par les forces armées fidèles à Alassane Ouattara les 28 et 29 mars a été sanglante. Les exactions envers les partisans avérés ou supposés de Laurent Gbagbo se comptent par dizaines. Le nouveau président ivoirien a beau avoir promis de faire la lumière sur «tous les massacres» lors de son allocution télévisée du 11 avril, les habitants de Duékoué savent que là où la guerre a été la plus dure, la paix sera plus difficile.

«Ils nous poursuivaient avec des chiens et nous tuaient. Mon mari est mort. Je me suis enfuie avec les cinq enfants. Ils ont pillé ma case», affirme une habitante de Diahouin. «Ils», ce sont à la fois des soldats en tenue des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) du président Ouattara et les «dozos», les chasseurs traditionnels du Nord, qui se sont joints aux combats. La mère de famille a aussi reconnu des habitants du village «allogène» voisin. «Ce sont eux qui ont mes gamelles et mes cabris. On les entend rire et manger. On est entre leurs mains», dit-elle.





Bataille de chiffres

Entre les «autochtones» (communautés guérées, qui sont propriétaires des terres) et les «allogènes» (communautés dioulas, non originaires de la région, qui les travaillent [cette partie de l'article suggère que les guérés ne travaillent pas la terre, ce qui est faux. Tous travaillent la terre. Celle dont dispose les allogènes leur a été prêtée par les autochtones, et les allogènes n'en sont donc pas propriétaires, d'où le conflit foncier] ), les conflits fonciers existent depuis longtemps. La guerre n'a fait qu'envenimer les choses. Dans l'espoir de garder leurs champs, les Guérés ont soutenu Laurent Gbagbo. Dans l'espoir de les récupérer, les «étrangers» se sont rangés derrière Alassane Ouattara.

«Le conflit des terres, c'est le cœur du problème. Et il ne date pas d'hier!», commente Sidiki Konate. Ce ministre du gouvernement Ouattara rappelle qu'avant l'arrivée des Forces républicaines les miliciens pro-Gbagbo faisaient régner la terreur. «Les forces de l'ONU étaient bannies de la région. Les populations étrangères étaient régulièrement tuées. Laurent Gbagbo, qui voulait faire de cette zone sa base arrière en cas de problème, a armé plus de 5500 miliciens», affirme Sidiki Konate. À l'en croire, il y a eu à peine plus de 150 morts à Duékoué, peut-être autant dans le reste de la région. Il réfute le chiffre avancé par le Comité international de la Croix-Rouge, selon lequel, dans le seul quartier de Carrefour, à la sortie de Duékoué, «au moins 800 personnes avaient été tuées le 29 mars lors de violences intercommunautaires».

Les cadavres ne sont pas tous ramassés que la guerre des chiffres fait rage. Des enquêtes nationales et internationales sont en cours. Le colonel Zeidane, chef du bataillon marocain de l'Onuci à Duékoué, considère lui aussi le chiffre de 800 comme «exagéré». Il affirme que ses hommes ont enterré 198 personnes dans des fosses communes. Mais il reconnaît qu'ils n'ont peut-être pas vu tous les corps. Des responsables d'Amnesty International s'indignent «qu'on puisse chipoter sur des chiffres tant le niveau des exactions est choquant».
[voir la fin de cet article d'Associated Press pour plus de détails sur la bataille des chiffres et l'implication de l'ONU dans les massacres]

Des photos qu'a eues entre les mains l'envoyée spéciale du Figaro montrent des vieillards assassinés, des corps calcinés. Sur certaines d'entre elles, on distingue parfaitement des cartes d'identité jetées aux côtés de victimes sommairement exécutées. «On se demande pourquoi des personnes cherchant un refuge étaient contraintes de montrer leur carte d'identité», fait remarquer Gaétan Mootoo d'Amnesty. A-t-on tué en fonction de l'appartenance ethnique? Beaucoup n'avaient pas l'air de combattants. «J'ai vu un soldat abattre à bout portant un malade qui sortait de l'hôpital», affirme un témoin.

«Tout ça doit s'arrêter !»

Aujourd'hui, les survivants de Carrefour et des villages environnants s'entassent par milliers dans la concession de la mission catholique de Duékoué. «Ils seraient plus de 30.000. Nous n'arrivons plus à les compter. Il faut qu'on nous aide. La situation est trop pénible», dit le père Cyprien. Le chef de la mission catholique est épuisé. Il craint que la situation humanitaire ne s'aggrave. Deux ou trois personnes meurent tous les jours dans l'enceinte de sa paroisse.

Pour que les villageois rentrent chez eux, les nouvelles autorités veulent mettre en place des commissions de réconciliation représentant tous les acteurs de la région. Paul Mondeo, adjoint au maire de Duékoué, et Mamadou Kone, représentant du gouvernement Ouattara, font depuis quelques jours la tournée des villages. L'un s'exprime en we, l'autre en malinké. «La guerre est finie. C'est le docteur Alassane Ouattara qui gouverne le pays, point barre! Donc il n'y a plus de raison de s'entre-tuer. C'est vrai qu'il y en a qui en ont profité pour régler des comptes. Mais tout ça doit s'arrêter maintenant!», déclare Paul Mondeo aux habitants de Pinhou
[voir le récit des massacres à Pinhou]. Mamadou Kone renchérit: «Pardon! Je vous demande pardon. Je vous demande aussi de vous pardonner. Car, sans ce pardon, notre avenir commun ne sera pas possible.»

 
Aujourd'hui les populations autochtones de Duékoué qui se sont réfugiées par milliers à la mission catholique, vivent dans des tentes du HCR car leur maison ont été brûlées. Les Forces dites Républicaines de Ouattara ont même commencés à arracher les terres cultivables aux populations autochtones pour les transmettre aux populations allogènes, ou à des individus fraîchement arrivés de la sous région avec les terroristes de Ouattara. "On installe des populations dans les villages désertés par les réfugiés fuyant les représailles dans l'ouest" a admis Odile Tobner, de l'association Survie.

Alors que les Ivoiriens autochtones ont été massacrés et spoliés, ils devraient maintenant se "réconcilier" avec leurs bourreaux, c'est à dire admettre la spoliation et accepter de mourir à petit feu dans des tentes du HCR, à la merci de l’aumône des ONG occidentales. Voilà tout le programme de Ouattara: exterminer les Ivoiriens autochtones au profit des allogènes et des étrangers sahéliens, afin de s'assurer un électorat fidèle, tout en offrant à ses parrains occidentaux les ressources minières, notamment les réserves de pétrole comparables à celles de l'Angola...

Abidjan sous la terreur
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Des corps de nègres déshabillés brutalement, nus, dénudés, entassés les uns sur les autres. Des cargaisons de nègres. Images de triste mémoire ; images qu’on n’avait plus revu depuis la fin de la traite négrière. Images de Côte d’Ivoire ; images de sous-sol, de cagibis à la limite du supportable datées d’avril 2011.


Ce qui est entrain d’advenir aujourd’hui en Côte d’Ivoire est grave, extrêmement grave, monstrueux, sans précédent dans l’histoire récente de ce pays. Pillages, humiliations, arrestations arbitraires, exécutions sommaires, viols, les nouvelles en provenance d’Abidjan sont terrifiantes. La destruction organisée est en marche ; on fouille les corps ; on pille les maisons ; on humilie, on supplicie, on agresse, on rabaisse, on terrorise, on institue la torture comme pratique courante, normale, on banalise la cruauté la plus abjecte, on démolit des hommes et des femmes sous le regard bienveillant de l’armée française et de l’ONUCI. Après l’abattoir de la guerre, voici venu le temps de la terreur. [lire la suite ici]
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Ouattara efface la mémoire de la Côte d’Ivoire
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Les abominables crimes commis par Ouattara et ses sbires sur les biens et les personnes, ne doivent pas occulter les crimes administratifs sournois organisés par le gouverneur français en Côte d’Ivoire, qui visent à effacer la mémoire de la Côte d’Ivoire. Six jours après le coup d’état de la France, Infoscotedivoire.net relève les pillages suivants qui sont sans doute loin d’être exhaustifs :

Les hommes de Ouattara ont vidé et incendié le dépôt de l'INS : Selon plusieurs sources concordantes, témoins des faits, des hommes du nouveau gouverneur de la France en Côte d’Ivoire avec rang de chef d’Etat, Alassane Ouattara, à bord de deux véhicules 4X4 sont allés totalement vider le dépôt des archives de l’Institut National des Statistiques (INS) situé dans la commune de Treichville, non loin de la clinique médicale ‘’Hôtel dieu’’, à l’aide d’un gros camion. L’ignoble scène a eu lieu, hier samedi 16 Avril, en pleine journée, emportant ainsi la mémoire statistique de la Côte d’Ivoire depuis son accession à l’indépendance, le 7 Août 1960. Plus grave, après avoir totalement vidé ce service, ces bandits d’un autre genre ont mis le feu au bâtiment abritant le service avant de se retirer.

Les hommes de Ouattara pillent les services publiques: Sous les yeux des forces française et l’ONUCI, après qu’ils aient enlevé le Président Laurent Gbagbo par un coup d’Etat, les hommes du nouveau gouverneur français en Côte d’Ivoire avec rang de chef d’Etat, se sont mis à piller sa résidence. En effet, la résidence présidentielle a été entièrement pillée et les dossiers ont été récupérés, selon des témoins, par des soldats français et envoyés au 43ème BIMA à Port-Bouët. A cette institution, il faut ajouter le Palais présidentiel au Plateau, le ministère de la défense, de la salubrité publique sis à la Riviera Bonoumin, de la direction générale des Douanes, la RTI à Cocody, les archives de l’Institut national des statistiques (INS). Sans oublier des commissariats de police et plusieurs autres brigades de gendarmerie incendiés tant à l’intérieur du pays et à Abidjan.

Les hommes de Ouattara pillent la mairie et les services des impôts de Yopougon : Il n’y a plus de bureaux, de matériel de bureaux, d’archives ni de registres, de portes et autres documents administratifs à la Mairie de Yopougon. Tout ce matériel de travail ont été soit incendié ou emporté, dans la journée d’hier samedi 16 Avril, par les hommes de Ouattara qui contrôlent cette zone de la commune. Non satisfait de ce ‘’travail’’, ils se sont donnés rendez-vous ce matin dans les locaux des services des Impôts où ils ont emporté tout ce qu’ils ont trouvé sur leur chemin.
 
Pourquoi détruire toutes ces archives, sinon pour déposséder les Ivoiriens de leurs titres de propriété, voire même de leur identité, pour mieux modifier la démographie de la Côte d’Ivoire ? Un article publié sur ivoirediaspo montre que le processus d’expropriation des Wês a déjà commencé:

Selon des témoins sur place, les FRCI ont commencés depuis une semaine à arracher les terres cultivables aux populations autochtones pour les transmettre à des individus d’ethnie Mossi, Moré ou Dioula.

Après avoir effacé les registres d’état civil, il sera facile d’arracher les pièces d’identité des ivoiriens qui ne pourront plus en faire de nouvelles, et de distribuer des nationalités ivoiriennes aux ressortissants de la sous région. Ainsi, Ouattara s’assurera la victoire aux prochaines élections le plus démocratiquement du monde, tandis que les Ivoiriens sans papiers seront spoliés de tous  leurs biens ! On peut donc s’attendre à ce que les ressortissants du Burkina, du Mali et du Sénégal arrivent par cars entiers pour prendre les terres, les maisons et les appartements des Ivoiriens expropriés, apatrides sur leur propre terre, qui iront peupler les camps du HCR.